Unité 8: Les ressources économiques du Canada

(Alfred Hecht)

Objectif didactique: aperçu général, orienté autour de certaines problématiques, des principaux secteurs économiques: secteurs primaire et secondaire (industrie de transformation), commerce et secteur tertiaire

Mots-clé: agriculture, sylviculture, pêche, industrie minière, ressources primaires, sources d'énergie, industrie de transformation, auto-pact (accord commercial du secteur de l'industrie automobile), high tech, commerce, partenaires commerciaux, commerce au détail, services de prestation


La répartition du produit national brut par secteurs économiques montre bien que le Canada est une nation économique moderne. Au milieu des années 90, seuls près de 7 % du PNB reviennent au secteur primaire, contre 24 % pour le secteur secondaire, y compris l’industrie du bâtiment, et 69 % pour le secteur tertiaire, ce qui reflète la grande importance du secteur secondaire et tertiaire, caractéristique des sociétés industrielles modernes. Cependant, les ressources naturelles [1], qui ont joué un grand rôle dans le développement du Canada, restent encore l’un des piliers de l’économie canadienne, en particulier du secteur de l’exportation. Un aperçu plus détaillé du secteur primaire le met bien en évidence (cf. illustration sur la théorie de l’exportation).

Les réserves d´énergie constituent l’une des richesses du pays. Elles sont cependant inégalement réparties, de sorte que l’énergie hydraulique, le charbon, le pétrole et le gaz naturel doivent souvent être transportés sur de grandes distances des gisements ou sites de production aux centres de transformation ou de consommation. Nombre de ces matières premières sont même exportées, car il est quelquefois plus intéressant pour le Canada d’importer de l’étranger des sources d’énergie plus économiques. C’est ainsi que s’est établi un intense trafic de matières premières et d’énergie, aussi bien à l’intérieur même du pays, que par-delà les frontières.

Un secteur d’énergie traditionnel est celui de l’énergie hydraulique [2]. Les premières grandes centrales hydroélectriques du Canada ont été installées dans l’Ontario, sur les chutes du Niagara. En outre, il existe encore des centrales en aval du St-Laurent, dans l’Ontario et au Québec. Ces dernières ont été considérablement agrandies lors de l’aménagement de l’accès maritime du St-Laurent, dans les années 50. Le Bouclier canadien offre des conditions particulièrement favorables à la production d’hydroélectricité. Des centrales ont été construites sur de nombreux sites du Labrador, jusqu’au Saskatchewan et aux Territoires du Nord-Ouest. Le Québec possède d’immenses installations, dont certaines ont provoqué des conflits politiques avec la population autochtone et des groupes d’écologistes, en particulier le projet de la Baie James, sur la Grande Rivière, où les territoires de chasse et de pêche des autochtones situés à l’est de cette baie ont été inondés lors de la construction de barrages. La société d’exploitation de ces installations est Hydro-Québec, qui est responsable de la production d’énergie dans le nord du pays, sous le contrôle du gouvernement de la province. Le Québec est fortement demandeur en énergie, en particulier dans le domaine de l’industrie de l’aluminium. Mais l’exportation vers les USA joue aussi un grand rôle: les centrales du Labrador, par ex., produisent presque exclusivement pour les États-Unis.

Dans l’Ontario, les besoins en énergie sont si importants que des centrales nucléaires ont été installées en plus des centrales hydroélectriques. Le Manitoba, au contraire, dispose d’un fort surplus en énergie, qui est exporté avant tout vers les États-Unis. Enfin, la Colombie-Britannique possède d’immenses centrales hydroélectriques situées dans les vallées des Cordillères, et exporte également vers les USA du courant électrique dans le cadre d’accords à long terme. Le Canada pourrait produire encore plus d’hydroélectricité, mais cela porterait forcément atteinte à l’environnement et aux territoires de la population autochtone. Ces nuisances liées aux centrales hydroélectriques sont plus prises en considération aujourd’hui que par le passé. En conséquence, aucune centrale n’est plus planifiée à l’heure actuelle.

Le charbon [3] a longtemps été extrait en Nouvelle-Écosse, sur la côte atlantique. Il y constitue la base d’une industrie locale du fer et de l’acier. Un autre domaine d’exploitation se trouvait sur l’île Vancouver, sur la côte pacifique, mais ces mines ont été fermées depuis. Les plus importants gisements de charbon du Canada se trouvent dans les Rocheuses, au pied de ces massifs (les foothills), et dans les Prairies. Ils représentent ensemble 95 % des gisements de charbon du Canada. L’Alberta est la première province pour l’extraction du charbon, suivie de la Colombie-Britannique et du Saskatchewan. Les gisements de lignite exploités au Canada sont essentiellement destinés à la consommation intérieure, tandis que la houille extraite est en grande partie exportée vers le Japon. Dans les régions industrielles clé du pays, dans l’Ontario et au Québec, il n’y a pas de gisements de charbon, de sorte que le charbon nécessaire à l’industrie du fer et de l’acier doit être importé des USA. En Nouvelle-Écosse, dans l’Ontario, au Saskatchewan et dans l’Alberta, le charbon sert essentiellement à l’exploitation de centrales thermiques.

Le premier gisement de pétrole [4] a été exploité dans le sud de l’Ontario, au 19e siècle, suivi par l’Alberta, au début du 20e siècle, mais ces deux gisements n’étaient pas très riches. Jusqu’en 1947, le Canada a donc été dépendant de l’importation de pétrole. Cette année-là, un important gisement fut découvert au sud d’Edmonton (Alberta), et permit le développement d'une florissante industrie pétrolière. Aujourd’hui, l’Alberta est de loin la province la plus importante pour la production de pétrole, suivie par le Saskatchewan. Ces deux provinces, ainsi que la Colombie-Britannique, ont en outre de considérables ressources en gaz naturel [5]. Le pétrole et le gaz sont transportés dans des pipelines vers les grands marchés de l’Ontario, du Québec et des USA. De grands gisements de pétrole ont été en outre découverts dans l’Arctique, mais ils ne sont pas exploités à l’heure actuelle, en raison des coûts très élevés. Le pétrole est extrait également sur la plate-forme continentale de l’océan Atlantique, devant la Nouvelle-Écosse, de même qu’à Terre-Neuve, loin dans l’Atlantique, à près de 300 km de St. John’s, où est exploité depuis 1998 le gisement de Hibernia [6]. Au nord de l’Alberta, le pétrole est extrait de sables pétrolifères déposés le long du fleuve Athabasca, près de Fort McMurray. Ces gisements de sables pétrolifères [7] représentent l’une des plus grandes réserves en pétrole du monde.

En raison de l’importance de sa production en pétrole et en gaz naturel, l’Alberta est aujourd’hui la province la plus riche en matières premières de tout le pays. Mais les provinces qui font partie du Bouclier canadien, avec ses vastes étendues de roches volcaniques et métamorphiques, disposent également des richesses naturelles exploitables les plus diverses. Au nord du Saskatchewan, on trouve par ex. dans le socle du Bouclier canadien les plus riches gisements d’uranium [8] du monde. Le Manitoba dispose d’importants gisements de nickel et de cuivre. Dans l’Ontario, l’industrie minière de l’or, de l’argent, du cuivre, du zinc et du nickel joue un grand rôle. La province du Québec a de riches gisements de minerai de fer, d’or et de non-métaux (dont l’amiante). Le Labrador a aussi de grandes réserves en minerai de fer. En 1993, de considérables gisements de nickel, à présent exploités, ont été découverts au Labrador, au bord de la côte atlantique.

Il existe également de nombreux gisements hors du Bouclier canadien. Dans les couches sédimentaires des Plaines Intérieures du Saskatchewan se trouvent les plus grandes réserves de potasse du monde, qui servent à la production d’engrais. En Colombie-Britannique sont extraites et exploitées toutes sortes de matières premières, comme l’or, le cuivre, le plomb et le zinc. L’industrie minière débuta avec la fameuse fièvre de l’or, en 1858, dans les gisements d’or des hauts plateaux intérieurs de la Colombie-Britannique. Les plus grandes réserves d’or furent découvertes en 1896 dans la région du Klondike, au Yukon. Elles déclenchèrent en 1898 la légendaire fièvre de l’or du Klondike [9]. Aujourd’hui, l’extraction minière de l’or est cependant plus importante dans les Territoires du Nord-Ouest que dans le Yukon. Yellowknife est depuis les années 30 un centre d’extraction de l’or, mais l’ouverture d’une importante mine de diamants [10] au nord de cette ville pourrait bien déclencher un nouveau boom minier dans les années à venir. Ce gisement est situé au nord de la limite forestière, dans la région du permafrost. C’est pourquoi son exploitation demande beaucoup d’attention, pour ne pas mettre en péril les paysages naturels, ainsi que les troupeaux de caribous vivant dans cette région. Au nord de Resolute, dans les Territoires du Nord-Ouest, se trouve la mine la plus septentrionale du monde, dont on extrait depuis 1981 du plomb et du zinc.

Mais tout cela ne doit pas faire oublier que les forces vives du développement canadien ont toujours été, et sont encore partiellement aujourd’hui, les biens commerciaux primaires comme le poisson, les fourrures et les produits agricoles. La pêche [11] est particulièrement importante sur la plate-forme atlantique et pacifique. Il faut noter cependant qu’une pratique de pêche intensive a provoqué ces dernières années de graves problèmes et des conflits politiques avec d’autres pays. C’est ainsi que la pêche à la morue a dû provisoirement être interdite en 1992 sur la côte atlantique, mesure privant de nombreuses communes de leur principale activité, en particulier à Terre-Neuve. Il convient de mentionner également la pêche en eau douce, dont l’importance commerciale est cependant bien inférieure à celle de la pêche en mer.

Une place toute particulière revient à la sylviculture [12], dont les centres principaux sont situés en Colombie-Britannique et au Québec. La Colombie-Britannique, surtout, avec ses vastes étendues de forêts ectropicales, est le principal producteur de bois du pays, et près de la moitié de tous les produits de l’industrie forestière y sont fabriqués. La sylviculture [13] est aussi traditionnellement très importante au Québec, dans l’Ontario et au Nouveau-Brunswick. Dans un passé récent, elle a été intensifiée également dans l’Alberta, au Saskatchewan et dans le Manitoba, ce qui implique que l’homme a pénétré les régions centrales et septentrionales de la forêt boréale. Les principaux produits de l’industrie du bois, fortement axée sur l’exportation, sont la cellulose et le papier.

Lorsque l’on parle de l’agriculture canadienne, on pense presque automatiquement aux champs de blé [14] des Prairies, en particulier à ceux du Saskatchewan, qui occupe la première place parmi les provinces du Canada pour la production agricole. Le blé et d’autres céréales, ainsi que le colza (canola) [15] sont les principales cultures des Prairies, en partie pratiquées en monoculture. Le secteur agricole s’est considérablement développé au cours des dernières années dans la province de l’Alberta. Les villes en plein essor de cette province représentent un marché adéquat pour les produits laitiers. De plus, cette province dispose de suffisamment de surfaces propres aux pâturages et aux cultures. Les cultures céréalières sont pratiquées également au Manitoba, mais beaucoup de fermes y allient l’élevage. Parmi les provinces de l’ouest, la Colombie-Britannique occupe une place toute particulière. Dans la vallée inférieure de Fraser sont fabriqués essentiellement des produits laitiers destinés au proche marché urbain de l’agglomération de Vancouver. A l’intérieur du pays, en particulier sur les bassins et les plateaux, est pratiqué un élevage intensif. Dans certaines régions particulièrement favorisées, comme par ex. la vallée de l’Okanagan, s’est développée une culture maraîchère basée sur l’irrigation.

L’est du pays est plus différencié du point de vue de l’exploitation agricole. Le sud de l’Ontario pratique une agriculture très diversifiée et relativement intensive. A côté du maïs et du soja, on y cultive, dans certaines régions particulièrement favorisées par le climat, des légumes, des fruits, du tabac et de la vigne. En outre, il existe beaucoup de fermes d’économie mixte qui, à côté des cultures, pratiquent l’élevage et offrent des produits laitiers. Le Québec est la première province du pays pour les produits laitiers, tandis que les provinces Maritimes présentent une agriculture diversifiée. L'Île-du-Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick cultivent tout particulièrement la pomme de terre. Les cultures maraîchères et les produits laitiers prédominent en Nouvelle-Écosse. Au total, la production agricole [16] du Canada est très diversifiée. Le pays est un important exportateur de produits alimentaires, en particulier de blé, de colza et de bovins, d’où un excédent de la balance commerciale dans le secteur agricole, bien que le Canada doive aussi importer de grandes quantités de produits alimentaires, par ex. les fruits tropicaux et subtropicaux, comme les bananes et les oranges, ainsi que des légumes pour les mois d’hiver.

Cet aperçu général montre bien que les ressources naturelles du Canada sont aujourd’hui encore un moteur important du développement économique. On a même conçu des théories de la croissance pour décrire ce phénomène, désignées sous le nom de théorie de la croissance des matières premières («Staple-growth-theory»). Mais cette théorie a perdu de sa pertinence dans le contexte évolutif actuel, car on constate depuis quelques décennies un renforcement de l’industrie de transformation.

Cependant, ce processus ne s’est pas mis en place uniformément dans tout le pays. Depuis la fin du 19e siècle, les activités industrielles du Canada se concentrent dans l’Ontario et au Québec. L’Ontario produit en moyenne depuis ces dernières années près de 50 % de tous les biens fabriqués au Canada, le Québec y contribuant quant à lui pour 25 %. L’Ontario a le plus fort pourcentage de production de fer et d’acier, important pour ce faire du charbon des USA. Les minerais de fer nécessaires proviennent des régions les plus diverses du pays, en particulier du nord du Québec et du Labrador.

L’industrie automobile est un secteur important, même si le Canada n’a aucun constructeur automobile. Mais un an déjà après avoir fondé sa première usine automobile à Détroit (Michigan), Henry Ford [17] ouvrait une filiale du côté canadien du Detroit River, à Windsor, dans l’Ontario. Depuis, la production automobile et l'industrie de sous-traitance sont un ressort important de l'économie de l'Ontario, qui est sans aucun doute sous l'influence de firmes automobiles américaines comme Ford, General Motors et Chrysler et de plusieurs firmes japonaises.

Un accord commercial particulièrement important a été conclu en 1965 entre les USA et le Canada, le Auto-Pact [18]. Cet accord prévoyait entre ces deux pays l'échange de pièces automobiles ainsi que de voitures entières sorties d'usine. Il stipulait en outre que les producteurs automobiles des USA devaient faire fabriquer au Canada au moins autant de voitures ou pièces automobiles qu'ils n'en vendaient dans ce même pays. Cet accord s'est avéré très profitable à l'économie canadienne, en particulier pour l'Ontario, première province canadienne dans le secteur de l'industrie automobile où sont produites aujourd'hui près de deux fois plus de voitures que les USA n'en vendent eux-mêmes au Canada.

Le secteur high tech, localisé également surtout dans le Canada central, est un autre vecteur important de l'industrie de transformation canadienne. Montréal joue par ex. un grand rôle dans l'industrie aéronautique. La firme Bombardier est aujourd'hui le troisième producteur nord-américain dans ce domaine, après Boeing et McDonald-Douglas. Montréal est également depuis longtemps un grand centre d’industrie textile. A Ottawa sont aussi localisées, à proximité des laboratoires de recherche nationaux, de nombreuses entreprises high tech. De plus, se sont nouées d'étroites rapports avec les secteurs de l'éducation et de la recherche. Dans la région urbaine de Toronto sont situées plusieurs universités fortement axées sur la recherche technologique.

Le secteur tertiaire mérite une attention particulière au sein de la structure économique du Canada. Son importance n'a cessé de croître au cours des dernières décennies. Le pourcentage d'employés des secteurs primaire et secondaire pris ensemble était en 1994 de près de 26 % de la population active du Canada, soit 14.832.000 personnes, avec une constante tendance à la baisse. Par contre, comme dans d'autres régions industrialisées du monde, le pourcentage du secteur tertiaire a augmenté continuellement. En 1994, 74 % de la population active [19] étaient employés dans le secteur tertiaire, pour la plupart dans les centres urbains.

Un domaine important du secteur tertiaire est le commerce, en particulier du fait que l'économie canadienne est très dépendante des exportations. L'Europe a été longtemps le principal débouché commercial du Canada, en particulier pour des ressources telles que le poisson, les céréales, le bois etc. L'Europe représente encore pour le Canada un marché important, avec 7 % de toutes ses exportations, mais les principaux partenaires commerciaux [20] du Canada sont aujourd'hui les USA et le Japon. En 1995, 79 % des exportations canadiennes étaient destinées aux USA, principalement des matières premières telles que le bois, la cellulose, le papier et de nombreux minéraux. Mais c'est à la branche de l'automobile et de ses produits de sous-traitance, dans le contexte de l'Auto-Pact mentionné ci-dessus, que revient la part commerciale la plus importante.

En retour, le Canada importe plus de marchandises des USA que de n'importe quel autre pays du monde: les USA représentent 67 % de toutes les importations canadiennes. Le Canada présente un important excédent de sa balance commerciale avec les USA, tandis qu'il importe plus de beaucoup d'autres pays qu'il n'exporte: sa balance commerciale est déficitaire vis à vis du Japon, de la Grande-Bretagne, de l'Allemagne, de la France et de l'Italie, qui sont d'importants partenaires commerciaux. Ses relations commerciales avec l'Allemagne sont caractérisées par un schéma bien précis: Le Canada exporte vers l'Allemagne des matières premières et des machines, et importe des produits finis industriels. En 1995, le Canada a exporté vers l'Allemagne des marchandises d'une valeur de CAD $ 3.150,3 millions, mais aussi importé pour une valeur de CAD $ 4.801 millions. Le bilan commercial général est cependant positif, ce qui est essentiellement dû à l'avantageux accord passé avec les USA dans le domaine de l'industrie automobile. L'accord de libre-échange nord-américain conclu entre les USA, le Canada et le Mexique (NAFTA) y apportera peut-être des changements. Le Canada présente un excédent de la balance commerciale [21] en ce qui concerne les produits agricoles, le poisson, l'énergie, le bois, les marchandises industrielles, les voitures ou pièces automobiles, mais est déficitaire pour les machines et autres biens de consommation.

Il faut noter dans ce contexte une autre particularité canadienne: beaucoup d'entreprises du secteur secondaire et tertiaire opèrent au niveau national. Leur siège principal est situé dans l'une des grandes villes, tandis qu'elles ont de nombreuses filiales dans les petits et moyens centres urbains du pays. Les banques en sont un bon exemple. Il n'y a au Canada que cinq grandes banques, qui ont toutes leur siège principal à Montréal ou Toronto, mais aussi une multitude de filiales, réparties sur tout le pays, qui emploient des milliers de personnes. Les grandes surfaces, les magasins d'articles ménagers, les chaînes alimentaires, les drogueries, les chaînes de restaurants etc., fonctionnent également selon ce système. Beaucoup de firmes sont facilement repérables partout dans le pays à leur style architectural et/ou leur design de marketing bien particuliers. En conséquence, beaucoup de villes perdent de leur individualité, en particulier les zones industrielles, qui frappent par leur uniformité architecturale.

Questions à poser:

  • Pourquoi le pourcentage de la population employée dans le secteur primaire est-il si faible, bien que les ressources naturelles du Canada représentent encore un facteur important de l'économie nationale?
  • Quel rôle l'accord conclu entre le Canada et les USA dans le secteur de l'industrie automobile peut-il avoir joué pour la création de la NAFTA? Quels en sont les répercussions sur la production automobile du Canada?
  • Le Canada est considéré comme l’un des pays possédant les plus grandes ressources naturelles pour la production d'énergie. Il importe pourtant en partie de l'électricité. Comment s’explique cette apparente contradiction?
Quiz interactif

[1] http://www.nrcan-rncan.gc.ca:80/inter/index_f.html
[2] http://www.canhydropower.org/hydro_fr/p_hyd_b.htm
[3] http://www.coal.ca
[4] http://www.pcf.ab.ca/silos/ET-CanEn01.asp
[5] http://www2.nrcan.gc.ca/es/ener2000/online/html/chap3b_f.cfm
[6] http://www.gov.nf.ca/mines&en/maps/offshore/SDOGB.pdf
[7] http://www.nrcan.gc.ca/media/newsreleases/1996/199609a_f.htm
[8] http://interactive.usask.ca/ski/mining/search/mineral_types/energy/uranium/
[9] http://www.nps.gov/klgo/
[10] http://www.ainc-inac.gc.ca/nr/ecd/ssd/otm11_f.html
[11] http://www.dfo-mpo.gc.ca/communic/statistics/landings/Land_f.htm
[12] http://interactive.usask.ca/ski/forestry/industry/history_cdn.html
[13] http://www.foret.ca
[14] http://www.newholland.com/na/news/nhn/Sept01/V47No6_3.htm
[15] http://grainscanada.gc.ca/quality/canola/2000/canola00hs10-e.htm#table2
[16] http://www.cfa-fca.ca/english/agriculture_in_canada/commodities.html
[17] http://www.geocities.com/takomacan/pionniers/fordfr.html
[18] http://archives.cbc.ca/IDD-1-73-326/politics_economy/auto_pact/
[19] http://www.statcan.ca:80/francais/Pgdb/labor21a_f.htm
[20] http://www.statcan.ca/francais/Pgdb/gblec02a_f.htm
[21] http://www.statcan.ca/francais/Pgdb/gblec04_f.htm


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