Unité 14: Le secteur des transports au Canada

(Lindsay Porter et Alfred Hecht)

Objectifs didactiques: En raison de l'immensité du pays, de la faible densité démographique et des spécificités de la répartition géographique de la population, les transports jouent un rôle de premier ordre au Canada, où ils ont une toute autre importance que dans les pays ou régions de forte densité démographique, comme l'Allemagne.

Mots-clé: transports, transport routier et ferroviaire, trafic aérien, oléoducs et gazoducs, voies d'eau, aéroports.

Du point de vue géographique, le Canada est un immense pays dont la population est répartie inégalement et très disséminée [1]. L'économie du pays, en particulier l'industrie de transformation, est encore très dépendante des ressources naturelles, qui doivent souvent être transportées sur de grandes distances à travers le pays, jusqu'aux centres de traitement et de commercialisation. C'est pourquoi un système de transports fiable et efficient y est si essentiel. Ce système s'appuie sur cinq supports principaux [2]: l'air, la route, le rail, l'eau et les oléoducs/gazoducs, qui jouent chacun un rôle bien déterminé, selon la région et le produit à transporter. La disponibilité de certains moyens de transport a également été décisive pour la colonisation et le développement progressif du pays.

Actuellement, le trafic aérien joue un rôle primordial. La première compagnie aérienne canadienne, Trans Canada Airlines, a été fondée en 1937. Les débuts furent modestes: la compagnie avait au départ 10 avions de ligne et un petit avion servant à pulvériser des insecticides. Mais dès 1948, elle assurait déjà la liaison entre les principales villes du Canada et vers quelques villes d'Europe et des Antilles. La compagnie a été rebaptisée Air Canada [3] en 1965. Jusqu'à la fin du XXe siècle, le nombre d'avions est passé à 157, et celui des destinations internationales à 545. Parallèlement, une deuxième compagnie aérienne, Canadian Pacific Airlines, fondée en 1942, a constamment élargi son réseau jusqu'à la fin des années 1960, en particulier sur la façade du Pacifique, à destination de l'Extrême-Orient, de l'Australie et de l'Amérique du Sud. Elle a été rebaptisée CP Air [4] en 1968, puis Canadian Airlines en 1987, après avoir fusionné avec plusieurs petites compagnies. Le 1er janvier 2000 a encore apporté un nouveau changement: Canadian Airlinea a été rachetée par Air Canada [5], qui est depuis la plus importante compagnie du Canada, avec une flotte aérienne [6] de 240 avions et près de 600 desti nations internationales.

Le Canada disposait dès 1960 d'un vaste réseau de lignes aériennes, devenu depuis de plus en plus dense. Aujourd'hui, le pays compte 515 aéroports aux pistes d'atterrissage bitumées et 878 autres aux pistes non revêtues, ainsi que 17 héliports. L'Ontario rassemble à lui seul 60 aéroports offrant des vols réguliers, dont 20 peuvent être utilisés par des avions à réaction. Il assure 40 % du trafic aérien intérieur, ce qui s'explique en grande partie par le fait que le plus grand aéroport du Canada se trouve sur son territoire, à savoir le Lester B. Pearson Airport [7] de Toronto, qui dessert les principales villes canadiennes, mais aussi de nombreuses villes d'Amérique du Nord (New York, Chicago, Cleveland, etc.) et d'autres régions du monde (Londres, Francfort, Paris, etc.), en tout 45 pays du monde. Du point de vue de la fréquentation, Lester B. Pearson arrive au quatrième rang des aéroports nord-américains.

Le premier héliport a été aménagé en 1974 à Timmins (Ontario) par l'entreprise Helicopter Transport Services. Depuis, le réseau d'hélicoptères [8] s'est étendu sur tout le Canada et les États-Unis. Les hélicoptères servent en particulier aux transports de malades, aux voyages d'affaires, aux convois exceptionnels du bâtiment, au contrôle aérien, à la distribution du courrier et aux vols touristiques. Ils jouent également un rôle important dans le domaine des ressources naturelles, par exemple pour les entreprises de l'industrie minière ou dans l'industrie forestière.

Tandis que l'avion est aujourd'hui indispensable pour les grandes distances, le transport routier joue un rôle majeur pour les petites distances. Depuis 1920, époque à laquelle a démarré la construction en série, nous vivons dans l'ère automobile. Même si les taux de croissance de l'industrie automobile sont en baisse depuis 1987, la voiture fait aujourd'hui partie intégrante de la vie moderne. Le transport routier est le plus compétitif et offre le plus de flexibilité sur les petites distances. Depuis la Seconde Guerre mondiale, le réseau routier canadien s'est considérablement développé et amélioré. Il convient de mentionner particulièrement la construction de la route transcanadienne [9], la plus longue route du monde à l'intérieur d'un seul et même pays, avec ses 7.821 km.

La route transcanadienne (RC) part de St. John's (Terre-Neuve) pour aboutir à Victoria, sur l'île de Vancouver (Colombie-Britannique). Elle est aménagée en autoroute, mais certains segments sont à deux voies et leur utilisation est limitée à certains véhicules. Dans le nord de l'Ontario, la RC est divisée en deux axes distincts. L'axe nord relie entre eux les principaux centres miniers et de ressources naturelles, traversant les sublimes paysages du Bouclier canadien, avec ses fleuves sauvages, ses lacs d'une beauté intacte, ses nombreuses petites villes datant de la colonisation et ses immenses forêts giboyeuses. L'axe sud longe en grande partie la frontière qui sépare le Canada des USA et la région des Grands Lacs (Lac Huron, Lac Supérieur). La RC se divise également en deux axes dans la région des Prairies. Un axe sud part de Portage la Prairie, à l'ouest de Winnipeg (Manitoba), pour rejoindre la Colombie-Britannique en passant par les trois provinces des Prairies, dont les villes de Regina et de Calgary, et par les Rocheuses, avec leurs fameux cols de montagne (par ex. le Kicking Horse Pass [10]). L'axe nord, qui mène vers l'ouest en passant par Saskatoon (Saskatchewan) et Edmonton (Alberta), est appelé "Yellowhead Highway" (d'après un Indien aux cheveux blonds). La route transcanadienne est facilement reconnaissable à ses panneaux indicateurs, qui ont pour emblème une feuille d'érable [11] blanche sur fond vert. Son point de départ, le "kilomètre zéro", se trouve à Victoria, sur l'île de Vancouver, et est marqué par un petit monument.

La seule province qui ne soit pas traversée par la route transcanadienne est l'île-du-Prince-Édouard. L'île n'a été reliée au continent qu'en 1997, date de construction du Pont de la Confédération [12], qui enjambe les eaux parfois recouvertes de glace du Détroit de Northumberland en son point le plus étroit, entre l'île de Jouriman (Nouveau-Brunswick) et Borden-Carleton (île-du-Prince-Édouard). Ce pont de 12,9 km est considéré comme le plus long ouvrage du monde de ce type.

A côté de la route transcanadienne, le Canada dispose d'un immense réseau d'axes routiers entretenus par les provinces. En 1995, le réseau routier national comportait 1,02 million de kilomètres, dont 358.371 km de routes goudronnées et 662.629 km de routes non revêtues. L'Ontario dispose à lui tout seul de 72.000 km de routes goudronnées, ce qui signifie que 40 % de toute la population d'Amérique du Nord peut accéder au coeur de cette province en l'espace de 24 heures de trajet en voiture. L'axe routier 401, l'artère principale de l'Ontario, relie Windsor (Ontario) à Montréal (Québec). Il est entièrement à quatre voies, mais compte jusqu'à 14 voies [13] dans l'agglomération de Toronto. Le nord de l'Ontario possède des axes routiers de second ordre, pour la plupart non goudronnés, qui relient les habitats très isolés avec les grandes routes, et même aussi quelques axes routiers de troisième ordre, pour la plupart sans revêtement, qui débouchent souvent brusquement sur un fleuve, un lac ou autre accident naturel [14].

Le réseau ferroviaire a joué un rôle important à l'époque de la colonisation du Canada. Les premiers tracés ont été aménagés à partir de 1854, en particulier dans le but de transporter les matières premières (par ex. les minerais) des mines lointaines jusqu'aux centres industriels de transformation. En 1881, une compagnie de chemins de fer implantée à Calgary commence la construction d'une première ligne de chemin de fer transcontinentale, la Canadian Pacific Railway [15], qui deviendra le principal moyen de transport au cours du processus de colonisation de l'ouest canadien: cette ligne permettra en effet le transport de milliers de colons venus du monde entier vers les Prairies, nouvelle patrie de ces hommes et de ces femmes, qui feront de cette terre d'élection l'un des plus grands greniers à céréales du monde. La CPR possède un territoire de près de 25.000 km², entre l'Atlantique et le Pacifique, et relie entre elles les principales villes canadiennes, ainsi que 16 villes de l'ouest et du nord-est des États-Unis. Aujourd'hui, la compagnie gère uniquement le transport marchandises, en particulier les produits alimentaires (sucre, mélasse, conserves, fruits et légumes frais, produits surgelés), les biens de consommation industriels et les matériaux de construction (combustibles, béton et matériaux du bâtiment, appareils ménagers, produits en caoutchouc, coton, etc.). La compagnie joue un rôle important en ce qui concerne les relations commerciales extérieures avec les États-Unis.

Une deuxième grande compagnie spécialisée elle aussi actuellement dans le transport marchandises est la Canadian National Railway [16], qui s'est développée entre 1917 et 1923 par la fusion de plusieurs petites compagnies de chemins de fer comme la Old Grand Trunk Railway, la Grand Trunk Pacific, la Intercolonial, la Canadian Northern, et enfin la National Transcontinental Railway. Au début, la CNR assurait aussi bien le trafic voyageurs que le trafic marchandises. Comme la CPR, elle dessert tout le Canada, entre Halifax (Nouvelle-Écosse), sur la façade atlantique, en passant par toutes les provinces, jusqu'à Vancouver et Prince Rupert, sur la côte du Pacifique. Mais le réseau de la CNR s'étend aussi jusqu'au Golfe du Mexique: une ligne passe par Chicago et mène à la Nouvelle Orléans, dans le sud des États-Unis. Le réseau ferroviaire de la CNR s'étend sur plus de 72.063 km, sur lesquels plus de 85.000 wagons de marchandises sont en service. Les principales marchandises transportées sont le charbon, les céréales et les produits en provenance des raffineries.

A côté de ces deux compagnies de transport de marchandises, il existe aussi des compagnies de chemins de fer spécialisées dans le trafic voyageurs. Ainsi, plusieurs compagnies, associées en un Canadian Passenger Rail Service [17], proposent des liaisons vers les destinations les plus diverses. Par exemple, l'Algoma Central Railway assure la liaison entre Sault-St. Marie et Hearst, dans le nord de l'Ontario, tandis qu'AMT dessert la région de Montréal. L'Ontario Northland Railway assure une ligne appelée "l'express de l'ours polaire", qui relie North Bay à Moosonee, dans la Baie James. La Quebec North Shore and Labrador Company, ainsi que la West Coast Express Company, offrent un réseau de lignes sur les façades de l'Atlantique et du Pacifique. BC Rail, qui occupe la troisième place des compagnies de chemins de fer du Canada après CPR et CNR, couvre aussi bien le transport marchandises que le transport voyageurs. Sa principale ligne relie sur 1573 km North-Vancouver à Fort Nelson, dans le nord de la Colombie-Britannique. Cette compagnie, fondée en 1912 sous le nom de Pacific Great Eastern Railway, a été rebaptisée British-Columbia Railway en 1972, puis BC-Rail en 1984.

Tandis que BC-Rail dessert essentiellement l'ouest du pays, VIA Rail [18] est la seule compagnie de chemins de fer canadienne qui offre aujourd'hui un service national de trafic voyageurs, tout en mettant la priorité sur l'est du pays. Elle dispose de quatre réseaux régionaux, avec au total 429 liaisons ferroviaires hebdomadaires. Sous l'appellation "Corridor", VIA Rail assure la liaison très fréquentée de Windsor (Ontario) à la ville de Québec, empruntant le bassin du Saint-Laurent et la presqu'île de l'Ontario. La ligne "Chaleur" relie Montréal et la presqu'île de Gaspé, et celle de "L'océan" Montréal et Halifax (Nouvelle-Écosse). La liaison la plus pittoresque est sans doute celle des "Western Trains", que les Canadiens appellent volontiers "The Canadian" en raison du rôle qu'elle a joué à l'époque de la colonisation du pays: un périple de trois jours entiers conduit les voyageurs de Toronto à Vancouver, en passant par Sudbury, Winnipeg, Saskatoon, Edmonton, Jasper et Kamloops.

Les voies d'eau ont joué également un rôle majeur durant la colonisation du pays: elles ont été le premier moyen de transport des colons, et, des siècles avant que ne se développent les systèmes de transports modernes, le seul accès possible vers l'intérieur du Canada pour les trappeurs et les premiers aventuriers et explorateurs . Aujourd'hui encore, les cours d'eau naturels et de nombreuses voies navigables artificielles jouent un certain rôle. Du point de vue économique, il convient de mentionner en particulier le "Réseau Grands Lacs/Voie Maritime du Saint-Laurent" [19], une voie d'eau en partie naturelle et en partie artificielle caractérisée par des systèmes d'écluses parfois spectaculaires. Cette voie d'eau relie l'Océan atlantique et Lakehead, à l'extrémité ouest du Lac Supérieur, en empruntant le cours naturel du Saint-Laurent, ainsi que quatre des cinq Grands Lacs d'Amérique du Nord: le Lac Ontario, le Lac Érié, le Lac Huron et le Lac Supérieur. Les principaux systèmes d'écluses se trouvent entre le Lac Supérieur et le Lac Huron, près de Sault-Ste. Marie, ainsi que sur le Canal Welland, qui relie le Lac Érié et le Lac Ontario et doit surmonter en chemin la cuesta du Niagara.

Cette voie d'eau dessert 15 grands et 50 petits ports fluviaux du Canada et des USA, situés en partie au coeur du continent. Le segment navigable du système porte sur 245.752 km² (environ 450 fois la taille du Lac de Constance), mais l'accès est impossible durant les mois d'hiver, entre décembre et mars. Près de 60 % des marchandises transportées viennent d'outre-mer ou y sont destinées. La voie d'eau relie au reste du monde le centre économique du Canada que sont les provinces de l'Ontario et du Québec, et de nombreux États des USA (New York, Pennsylvanie, Michigan, Indiana, Illinois, Wisconsin et Minnesota). Plus de 40 axes routiers et près de 30 lignes de chemin de fer assurent la liaison entre les ports et l'intérieur du pays. Environ 90 % des marchandises transportées le sont en vrac: il s'agit essentiellement de céréales, de minerai de fer, de charbon et de produits de raffineries. Du point de vue du volume, ce sont les céréales qui arrivent en tête, avec près de 40 %. Elles jouent un grand rôle dans les exportations, aussi bien pour les USA que pour le Canada. Le système navigable permet d'acheminer les minerais de fer des mines du Labrador, du Québec, de l'Ontario et du Minnesota vers les aciéries situées dans plusieurs centres des USA et du Canada.

12 grands cargos appartenant aux Canada Steamship Lines [20] empruntent le "Réseau Grands Lacs/Voie Maritime du Saint-Laurent". Ces cargos ont des systèmes de chargement et de déchargement entièrement automatisés et peuvent naviguer aussi bien sur les canaux que dans les eaux côtières ou en haute mer. Cette flotte, qui est la plus importante de ce type dans le monde entier, permet à la compagnie de transporter près de 40 millions de tonnes par an de marchandises en vrac. Jusqu'à six mille tonnes de marchandises en vrac peuvent être déchargées automatiquement d'un cargo par heure. La compagnie a son siège principal à Montréal, mais entretient également des filiales à Halifax, Winnipeg, Burlington (USA) et Singapour. L'entreprise, fondée en 1845, approvisionnait au départ en matières premières les aciéries et centrales thermiques des villes de la région des Grands Lacs et du Saint-Laurent. Aujourd'hui, elle opère dans le monde entier, desservant de nombreux ports des côtes ouest et est d'Amérique du Nord, des Antilles, d'Amérique du Sud, d'Europe et d'Extrême-Orient.

Les pipelines (oléoducs et gazoducs) sont sans conteste l'un des moyens de transport les plus modernes du Canada [21]. Ils permettent de transporter deux des richesses du pays, le pétrole et le gaz naturel, des gisements les plus reculés vers les centres de raffinage et de consommation. Le volume de pétrole extrait [22] était en 1997 de 2,1 millions de barils par jour, soit 766,5 millions de barils par an (1 baril = 159 litres). 95 % du pétrole et du gaz naturel extraits au Canada sont acheminés par la Canadian Energy Pipeline Association (CEPA) [23]. Celle-ci rassemble plusieurs entreprises, comme Foothills Pipe Line Ltd., NOVA Gas Transmissions, et Trans Canada Pipelines Ltd., qui utilisent, parmi bien d'autres encore, le réseau canadien d'oléoducs et de gazoducs, d'une longueur totale de 540.000 km. La CEPA est implantée en Colombie-Britannique, dans les Territoires du Nord-Ouest, dans l'Alberta, le Saskatchewan, le Manitoba, l'Ontario, et au Québec. Le volume total du gaz naturel extrait était en 1997 de 5,6 billions de pieds³ (158 milliards de m³).

L'avantage particulier des oléoducs et des gazoducs réside dans le fait qu'ils permettent de transporter le pétrole et le gaz naturel des régions les plus reculées vers les centres de raffinage et de consommation, même si ceux-ci sont situés aux deux extrémités du continent. Ainsi, de grandes quantités du pétrole extrait dans l'ouest du Canada sont transportées par oléoducs vers le Québec ou l'Atlantique. Les pipelines sont non seulement un moyen de transport efficient, mais aussi de loin le plus économique pour l'acheminement du pétrole et du gaz naturel. Les coûts de transport par oléoducs/gazoducs représentent 10 % seulement du prix d'un baril de pétrole (1997 = 27 dollars canadiens). Le procédé est simple: les systèmes de conduites sont mis sous pression, ce qui permet d'acheminer les produits bruts vers les centres de raffinage, puis d'approvisionner les consommateurs en produits finis.

Il convient d'évoquer plus en détail deux des nombreuses entreprises opérant dans le secteur du gaz naturel et du pétrole. Foothills Pipe Lines Ltd. [24] mentionnée plus haut, dont le siège est à Calgary (Alberta), a été fondée au milieu des années 1970, et est devenue depuis l'une des plus importantes sociétés de transport du gaz naturel. Son réseau de 927 km lui permet d'acheminer jusqu'à 2,5 milliards de pieds³ (plus de sept milliards de litres) de gaz naturel par jour. Elle assure près d'un tiers du volume total d'exportation de gaz naturel vers les USA, ce qui représentait en 1998 938 milliards de pieds³ (26,6 milliards de m³). Trans Canada Pipelines Ltd. [25], l'une des plus importantes entreprises nord-américaines de la branche, a également déjà été mentionnée plus haut. Cette société dispose sur tout le territoire canadien d'un réseau de 13.955 km de pipelines et de stations de pompage et de compression. En l'an 2000 a démarré la construction de l'Alliance Pipeline, qui acheminera du gaz naturel, sur une distance de 3.100 km, de Fort St. John (Colombie-Britannique) à Chicago (Illinois). Du côté canadien, ce pipeline aura des conduites en acier de 1067 mm de diamètre sur 340 km et de 914 mm de diamètre sur 1.220 km. En outre, douze stations de compression seront aménagées le long de cette ligne, et des soupapes de sûreté seront installées tous les 32 km.

De cette unité de texte ressort bien à quel point l'économie canadienne, voir e même toute la vie au Canada en général, dépend d'un système de transports efficient. Rares sont les pays qui, comme le Canada, doivent pourvoir aux besoins de si peu de personnes sur de si grandes distances. L'unité de texte met aussi en évidence le fait que chaque moyen de transport a joué un rôle bien précis au cours de l'évolution historique, et que cette importance spécifique existe toujours à l'heure actuelle, selon les types de produits à transporter et les rapports spatiaux entre les centres de ressources naturelles, de transformation ou de consommation.

Questions et devoirs: Quiz interactif

[1] http://www.statcan.ca/francais/Pgdb/People/Population/demo02_f.htm
[2] http://204.101.2.101/facts/fact14.asp
[3] http://www.aircanada.ca/f-home.html
[4] http://www.cpair.ca/homepage.htm
[5] http://www.aircanada.ca/francais/profil/nouvelles/010400.html
[6] http://www.aircanada.ca/francais/profil/parc-aerien/
[7] http://www.gtaa.com/
[8] http://www.htsc.ca/services.html
[9] http://www.onroute.com/feature/transcanadahwy/
[10] http://www.grouptravels.com/usa_can/pictures/00215.htm
[11] http://www.grouptravels.com/usa_can/pictures/00214.htm
[12] http://www.tourcanada.com/cbridge.htm
[13] http://www.mto.gov.on.ca/english/traveller/compass/camera/camhome.htm
[14] http://members.aol.com/hwys/OntHwys/OntHwys.html
[15] http://www8.cpr.ca/cms/Francais/Media/Backgrounder/default.htm
[16] http://www.cn.ca/companyinfo/history/fr_AboutHistory.shtml
[17] http://www.cwrr.com/Canpass/canpass.html
[18] http://www.viarail.ca/fr.index.html
[19] http://www.grandslacs-voiemaritime.com/fr/home.html
[20] http://www.thecslgroup.ca/
[21] http://www.transcanada.com/Mainline/info_postings/tariff/maps/maps_index.html
[22] http://www.capp.ca/default.asp?V_DOC_ID=689
[23] http://www.cepa.com/frameset.htm?maps.htm,2,8
[24] http://www.foothillspipe.com/
[25] http://www.tcpipelineslp.com/


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