Le Canada n'est pas seulement riches en ressources naturelles; il dispose également d'une large gamme d'activités industrielles qui sont basées en partie sur ces ressources, mais se sont développées aussi indépendamment de celles-ci. Le secteur secondaire a plus contribué à l'exportation que n'importe quel autre secteur économique du pays. En 1998, il a participé pour 17,8 % au produit intérieur brut (PIB), ce qui représentait une valeur de production de plus de 129 milliards de dollars, répartis sur 26 branches au total. La gamme englobe l'industrie lourde, l'industrie automobile, la production des pièces de rechange, l'industrie alimentaire, la production d'essence et de fuel, de bois de construction et de contre-plaqué, de cellulose et de papier, et les branches de haute technologie de la production d'ordinateurs et de l'industrie spatiale. Le secteur secondaire enregistre cependant ces dernières années un recul de l'emploi. De plus, ce secteur présente une forte dépendance: au Canada, 40 % des entreprises, du chiffre d'affaires et des employés du secteur de l'industrie de transformation sont contrôlés de l'extérieur.
Le noyau central de l'industrie de transformation du Canada est situé dans deux provinces, l'Ontario et le Québec, qui réalisent ensemble près de 75 % du chiffre d'affaires de ce secteur économique. Le "fer à cheval d'or" du sud de l'Ontario présente la plus grande densité industrielle du pays, avec une forte concentration des entreprises dans les grandes agglomérations (par ex. Toronto, Montréal, Hamilton). En 1995, l'Ontario arrivait en tête dans 15 des 22 principaux secteurs industriels [1], comme l'industrie automobile, l'industrie alimentaire, la chimie et l'industrie électronique. Le Québec détenait quant à lui la première place dans l'industrie textile et la confection, tandis que la Colombie-Britannique occupait le premier rang dans la plupart des branches de la transformation du bois, avec une forte orientation à l'exportation vers les États-Unis voisins.
Tableau 1: La structure de l'emploi dans l'industrie de transformation du Canada en 1996
| Province ou territoire | Emploi (chiffres absolus) | % dans le total des employés du sector indust. |
| Canada | 2.039.845 | 14,25 |
| Ontario | 922.570 | 6,44 |
| Québec | 582.750 | 4,10 |
| Colombie-Britannique | 198.230 | 1,38 |
| Alberta | 121.365 | 0,85 |
| Manitoba | 62.575 | 0,44 |
| Nouveau-Brunswick | 45.730 | 0,32 |
| Nouveau-Écosse | 45.415 | 0,32 |
| Saskatchewan | 31.240 | 0,22 |
| Terre-Neuve | 22.085 | 0,15 |
| Ile-du-Prince-Édouard | 7.095 | 0,05 |
| Territoires du Nord-Ouest | 475 | 0,003 |
| Yukon | 305 | 0,002 |
En 1996, près de 2 millions de Canadiens travaillaient dans le secteur de l'industrie de transformation, dont environ 15 % dans des entreprises d'État. L'Ontario rassemble le plus grand nombre d'entre eux, suivi du Québec, de la Colombie-Britannique et de l'Alberta, tandis que les Territoires du Nord-Ouest et le Yukon arrivent en dernière position. Parmi toutes les branches, il convient de mentionner particulièrement l'industrie automobile, qui forme une sorte d'épine dorsale pour d'autres secteurs industriels comme l'industrie de l'acier, la transformation du caoutchouc, l'industrie de l'aluminium et du verre. Le chiffre d'affaires des exportations était en 1994 de 57 milliards de dollars [3]. Un employé du secteur industriel sur sept travaille aujourd'hui dans l'industrie automobile, soit presque 500.000 personnes. La gamme de production englobe les véhicules automobiles légers (voitures particulières, voitures de livraison, camions de petit gabarit) et les véhicules lourds (camions de gros gabarit, autocars et véhicules militaires). Les véhicules automobiles représentent en tout près du quart de l'import-export canadien. Ce score a pu être réalisé grâce au Pacte Auto conclu en 1995 entre le Canada et les États-Unis, qui facilite l'import-export de véhicules automobiles et prévoit la production canadienne d'un certain quota destiné exclusivement aux États-Unis.
Avec une production annuelle de plus de 2,3 millions de véhicules, le Canada fait aujourd'hui partie des plus grands pays producteurs d'automobiles [4] du monde, à côté des USA, du Japon, de l'Allemagne, de la France, de la Corée du Sud, de l'Italie et de l'Espagne. La production automobile canadienne représente 4,5 % de la production mondiale, et 16 % de celle de l'Amérique du Nord (y compris le Mexique). Trois firmes se partagent près de 90 % des produits finis, 41 % des pièces automobiles et 50 % des employés du secteur, à savoir General Motors [5], Ford [6] et Chrysler [7]. C'est pourquoi on les appelle les "trois géants" de la branche. Parmi les autres firmes automobiles, on trouve Honda, CAMI, Toyota et Volvo. Chrysler se vante de posséder à Bramalea (Ontario) l'une de ses usines les plus modernes de toute l'Amérique du Nord: 2,54 employés suffisent à y construire un nouveau véhicule par jour. Mais Toyota réalise une plus belle performance encore dans ses usines de Cambridge (Ontario): pour le même travail, on y a besoin que de 2,35 employés. Les noms que portent ces firmes laissent clairement voir qu'elles ne sont en rien canadiennes.
A l'exception d'une usine de montage implantée au Québec et d'une petite firme automobile située à Halifax (Nouvelle-Écosse), la production automobile du Canada [8] a son centre entre Windsor et Ottawa, en Ontario, province qui rassemble à elle seule près de 90 % des employés au montage automobile et 95 % à la fabrication de pièces détachées. Dans les 14 usines de montage de voitures particulières, 55.000 employés réalisent une production annuelle moyenne de 2,4 millions de véhicules, dont 90 % sont destinés à l'exportation. 14 autres usines sont les centres de production de véhicules lourds, où 15.000 employés produisent annuellement près de 30.000 véhicules, eux aussi exportés à 90 %. La plus grande partie de la production est destinée aux États-Unis (chiffre d'affaires d'exportation: 64,7 milliards de dollars), suivis de l'Union européenne (299 millions de dollars), du Mexique (241 millions), et du Japon (172 millions). Les importations viennent essentiellement des États-Unis (59,2 milliards de dollars), suivis du Mexique (3,3 milliards), du Japon (2,9 milliards) et de l'Union européenne (1,5 milliards).
Tableau 2: Pays ayant signé l'Accord de libre-échange nord-américain ALENA (North American Free Trade Agreement): Aspects comparés 1996
| Canada | États-Unis | Mexique | |
| Population | 29.000.000 | 265.000.000 | 92.000.000 |
| Vente de véhicules | 1.180.000 | 15.097.000 | 331.463 |
| Production de véhicules | 2.367.479 | 11.468.269 | 1.198.284 |
L'industrie automobile n'est cependant qu'une branche de l'industrie de transformation du Canada parmi bien d'autres. Le Canada s'illustre par exemple aussi dans l'industrie spatiale. Ainsi, l'Agence spatiale canadienne participe au programme spatial international et joue un rôle clé dans la construction de la station orbitale. En coopération avec Spar Aerospace [9], elle a conçu et produit le Canadarm [10], élément de raccordement qui a permis d'arrimer le Shuttle Atlantis à la station spatiale russe Mir, et développé le système MSS (Mobile Servicing System), qui a assuré les travaux de montage et de contrôle de la station orbitale. Ce système de haute technologie a permis de réduire considérablement le laps de temps que les astronautes et cosmonautes devaient auparavant passer hors de la station. Le complexe MSS, comprenant une infrastructure de pointe différenciée, un centre d'entraînement et de logistique, un centre de contrôle au sol et d'évaluation, ainsi que des départements scientifiques techniques, est implanté à St. Hubert (Québec). MSS participe à la planification de missions spatiales, est chargé de surveiller le Canadarm, et prépare les astronautes et cosmonautes à leurs vols spatiaux [11].
Parmi les grandes entreprises de haute technologie, il faut mentionner l'entreprise Bombardier Inc. qui, contrairement aux "trois géants" de la branche automobile, est canadienne à 88 %. En 1995, elle occupait le 18e rang parmi les 500 plus grandes entreprises industrielles du Canada. Le siège principal de l'entreprise se trouve au Québec, mais elle a aussi des filiales dans d'autres provinces canadiennes, aux États-Unis, au Mexique, au Royaume-Uni, en Finlande, en Allemagne, en Tchéquie, en Suisse, en Autriche, en Belgique et en France. Plus de 92 % du chiffre d'affaires de l'entreprise sont réalisés en dehors du Canada, mais la majorité des employés travaillent au Canada (22.000), suivi de l'Europe (18.000), les USA (9.000) et le Mexique (2.000). L'entreprise, fondée en 1942, s'est d'abord spécialisée dans la production de véhicules sur rails conçus spécialement pour les terrains enneigés. Depuis 1996, elle est divisée en cinq départements: le domaine aérospatial, les transports, les articles de sport motorisés, le service après-vente et le service des financements et crédits. Bombardier détient aujourd'hui le premier rang mondial pour la conception et construction de véhicules sur rails. L'entreprise a plus de 24 usines, 18 centres de marketing et de vente ainsi que des centres de service après-vente répartis dans le monde entier. Sa gamme de production comprend les wagons de chemin de fer pour passagers et marchandises, les moyens de transport urbains (par ex. le rapid transit car system de New York), les métropolitains, les véhicules sur rails urbains, suburbains et régionaux. Il convient de mentionner en particulier le métro de Toronto [12] (il atteint une vitesse de pointe de 88 km/h et une seule voiture peut contenir jusqu'à 250 passagers), le Toronto-Go-Transit System [13] et le Shuttle [14], qui fait la navette entre la France et l'Angleterre en empruntant le tunnel sous la Manche.
Bombardier détient également une position-clé dans la conception, la construction et la vente d'articles de sports motorisés, par exemple les motoneiges (Ski-Doo) ou mobiles des neiges (Lynx), les motomarines (Sea-Doo) ou les hors-bords, mais aussi les chasse-neige, les véhicules à usages multiples et tout terrain. Enfin, Bombardier occupe une position importante au plan mondial dans la production de petits avions, qui volent aujourd'hui pour 25 compagnies aériennes dans 14 pays des cinq continents. L'entreprise produit plusieurs types d'avions particuliers, comme Global Express, Canada SE, Challenger 604, Continental, Learjet 60, 45 et 31 A ou l'hydravion CL-415 [15], qui est équipé de réservoirs spéciaux servant à combattre les feux de forêts.
La Mitel Corporation [16] de Kanata (Ontario) arrivait en 1995, à l'échelle nationale, au 9e rang des entreprises du secteur de la télécommunication (230e place, pour la même année, parmi toutes les entreprises canadiennes du secteur industriel). Cette entreprise, qui emploie près de 6.300 personnes, développe, produit et vend des produits du secteur de la télécommunication dans 74 bureaux répartis sur tous les continents. A part le siège central de Kanata, elle a des filiales en Virginie (USA), à Guadalajara et Mexico (Mexique), au Royaume-Uni et en Asie. L'entreprise est en possession étrangère à 43 %. A côté du classique téléphone, l'entreprise a dans son programme des produits spéciaux comme les installations Internet, les systèmes de communication sans fil, les appareils optiques électroniques, et les systèmes de commande, y compris les techniques spéciales des stimulateurs cardiaques, des prothèses auditives, etc.
IBM Canada [17] est également une grande entreprise du secteur de la haute technologie, mais tout comme GM, Ford et Chrysler, elle est non-canadienne à 100 %. En 1998, IBM Canada a employé 17.222 personnes, dont 3.006 dans le secteur du développement et de la production. L'entreprise a réalisé cette même année 4,8 milliards de dollars, 0,9 milliards de plus qu'en 1996. Parmi les 143 filiales canadiennes, il n'y a qu'un seul centre de production, implanté à Bromont (Québec): c'est l'un des principaux centres de production de haute technologie d'Amérique du Nord, où près de 90 % des puces produites par IBM aux USA y sont testées. Plus de 2000 employés travaillent à Bromont dans le domaine de la technique des semi-conducteurs. Par ailleurs, IBM développe dans ses laboratoires de Toronto la technologie de données, les systèmes d'application, la technologie Internet et les systèmes de commande électroniques. L'entreprise est l'un des plus grands fournisseurs de paquets logiciels, d'ordinateurs de centres de calcul, de micro-ordinateurs, de micro-électronique, d'équipement électronique périphérique, de systèmes logiciels d'impression, de disques durs, etc.
Les entreprises industrielles du Canada ne font cependant pas toutes partie de la branche de haute technologie. Le paysage industriel traditionnel est bien plutôt caractérisé par les entreprises du secteur de la transformation des matières premières. Le Canada dispose aujourd'hui de 17 aciéries. Celles-ci sont implantées dans l'Alberta, au Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario, au Québec et en Nouvelle-Écosse. L'Ontario arrive au premier rang, avec 70 % de la production d'acier [18]. En 1997, le Canada a exporté pour plus de 3,6 milliards de dollars de produits de l'acier (aciers laminés, aciers spéciaux, alliages d'acier), essentiellement destinés aux USA. Aujourd'hui, le Canada produit partiellement son acier en ajoutant de la ferraille, et près de 65 % de l'acier produit sont ensuite intégrés au processus de recyclage [19].
La production d'acier s'opère selon deux techniques distinctes: en haut-fourneau classique et en fourneau de fusion électrique. Dans les hauts-fourneaux, on procède à la production de fer brut à partir de minerais de fer oxydés ou de ferraille. Le carbone sert de réducteur sous forme de coke, la température de fusion ou de réduction nécessaire est atteinte par la combustion de coke, soutenue par l'arrivée d'air préchauffé. Algoma, Dofasco et Stelco sont les trois entreprises de métallurgie qui utilisent surtout ce procédé à l'heure actuelle. Les aciéries électriques utilisent avant tout la ferraille. On y fond avant tout de la ferraille d'acier inoxydable pour produire des aciers d'alliage de qualité, ainsi que de la ferraille présentant des impuretés, qui ne peut guère être transformée par d'autres procédés. Ces deux techniques sont employées au Canada. La production annuelle d'acier brut en fourneau de fusion électrique varie entre 250.000 et 1 million de tonnes.
Algoma Steel [20] a été fondée en 1901 et a son siège principal à Sault St. Marie (Ontario), près du Lac Supérieur. L'entreprise produit en haut-fourneau et n'est non-canadienne qu'à 19 %. Dofasco [21] fait partie des aciéries intégrées les plus modernes de toute l'Amérique du Nord, depuis sa fondation en 1995. Cette entreprise a son siège à Hamilton (Ontario) et se fournit en minerai de fer presque exclusivement auprès de la Québec Mining Company, de l'Iron Ore Company of Canada et des Wabush Mines. Une filiale de Dofasco, Gallatin Steel, est implantée à Gallatin County, dans le Kentucky (USA). En 1995, l'entreprise a produit 2,87 millions de tonnes d'acier brut, dont 2,74 millions au Canada même (17 % de la production nationale). Mais le principal producteur d'acier du Canada est Stelco Inc. [22], qui se trouve également à Hamilton (Ontario), et englobe aussi Hilton Works (Hamilton/Ontario), Lake Erie Steel Company (Nanticoke/Ontario), Stelco McMaster Limitée (Contrecoeur/Québec) et Alta Steel (Edmonton/Alberta). En 1998, Stelco a produit 5,3 millions de tonnes d'acier, dont 4,6 millions de tonnes d'une valeur totale de 3,2 milliards de dollars ont pu être vendus.
Une autre grande entreprise du secteur de la métallurgie est Alcan Aluminium [23], qui a son siège principal à Montréal, mais est non-canadienne à 39 %. Cette entreprise a des filiales dans 21 pays du monde, entre autres aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Italie, au Brésil, en Australie et au Japon. Ses activités englobent plusieurs secteurs de production, dont la production d'énergie, la production d'aluminium, l'affinage et la transformation de l'aluminium et le recyclage. Les entreprises d'affinage de l'aluminium se trouvent au Canada, en Jamaïque, au Brésil, en Guinée, en Angleterre, en Inde , au Japon et en Australie. L'aluminium est produit à partir de bauxite en deux phases successives [24]: tout d'abord, on extrait l'oxyde d'aluminium de la matière première qu'est la bauxite (procédé Bayer), puis on obtient de l'aluminium par décomposition électrolytique. Stelco Inc., le plus grand producteur d'acier du Canada, fait aussi partie des principaux producteurs mondiaux d'aluminium. L'entreprise possède 13 usines, dont 4 hors du Canada. En 1997, les entreprises canadiennes de cette branche ont réalisé une production d'aluminium brut de 1,10 millions de tonnes, tandis que les filiales des autres pays n'ont produit que 355.000 tonnes [25].
Un autre secteur majeur de l'industrie de transformation au Canada est celui de la cellulose et du papier, dont les produits sont toujours très appréciés dans le monde entier en raison de leur qualité de premier ordre. En 1997, le Canada occupait le deuxième rang pour la production de pâte à papier. Ce produit comptait pour un tiers dans l'excédent du commerce extérieur, de 28,3 milliards de dollars. La pâte à papier est produite à partir des fibres de cellulose, qui sont reliées entre elles par la "colle naturelle" du bois qu'est la lignine. Les fibres sont broyées mécaniquement et dissoutes au moyen de produits chimiques. Le bois est d'abord défibré à faible concentration dans de l'eau, (5 kg de bois pour 100 litres d'eau), au moyen de râpes ou de meules, puis la suspension de fibres est soumise à plusieurs nettoyages successifs. Enfin, on obtient les propriétés du papier par addition de diverses substances. Ce procédé mi-chimique permet de transformer près de 85 à 95 % du bois en papier, tandis que le procédé purement chimique ne permet de transformer que 40 à 55 %.
En 1995, près de 11 millions de tonnes de pâte à papier [26] ont été produites au Canada par procédé mécanique, pour près de 8,2 millions de tonnes par procédé chimique. Une grande partie de la pâte à papier est ensuite transformée par la Canadian Pulp and Paper Association en produits finis comme le papier d'impression-écriture, le papier d'emballage, les papiers spéciaux (papiers résistant aux graisses, papiers transparents, etc.), le papier à usage domestique (mouchoirs, papier hygiénique, etc.), et les cartons. Le Canada est également au plan mondial le premier pays producteur et exportateur de papier journal. La fabrication de papier journal constituait en 1996 le plus important segment de l'industrie du papier canadienne, qui couvrait 26 % des besoins mondiaux. Après la pâte à papier, le papier journal, le papier d'impression-écriture et le carton sont les principaux articles d'exportation de cette branche [27]. En 1997, 50 % des exportations étaient destinés aux États-Unis, suivis de l'Asie, de l'Europe et de l'Amérique latine.
Ces quelques exemples ne constituent bien sûr qu'un survol de l'industrie canadienne, mais ce bref aperçu permet néanmoins déjà de dégager certains traits fondamentaux. Les ressources naturelles disponibles représentent une basse essentielle pour le Canada, mais il n'est pas vrai qu'elles déterminent l'économie du pays. Au contraire: le Canada détient aujourd'hui au plan mondial une position-clé dans de nombreux secteurs de l'économie de production, en particulier dans le domaine des industries de haute technologie. Mais on peut noter aussi une grande dépendance vis-à-vis de l'extérieur de quelques branches, en particulier de l'industrie automobile. Enfin, il faut souligner l'importance capitale de l'exportation des produits industriels canadiens. De ce point de vue, le Canada peut donc aussi légitimement se présenter comme un vrai "partenaire global".
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