Unité 11: L'importance de la nature et de la culture pour le tourisme au Canada

(Holly Innes et Alfred Hecht)

Objectifs didactiques: Il n'est pas aisé de définir le rapport des Canadiens avec la culture, ainsi qu'avec leur environnement naturel, comme le montre bien l'analyse du secteur du tourisme, en particulier des objectifs et attractions touristiques. Cette unité de texte veut éclairer, à l'aide de quelques exemples de différentes provinces, les valeurs et sentiments que les Canadiens rattachent à la nature et à la culture.

Mots-clé: Nature, observation de la nature, culture, tourisme culturel, patrimoine historique, cultures indiennes, architecture, histoire, dinosaures, flore, faune, sports d'hiver, musées, festivals.

Le Canada est de plus en plus apprécié par les touristes du monde entier, particulièrement impressionnés par les paysages grandioses qu'offre ce pays, surtout les régions de haute montagne de l'ouest, qui abritent tout à la fois de nombreux parcs nationaux (Banff, Jasper, etc.), les forêts primaires uniques du Pacifique, avec leurs arbres géants, d'immenses glaciers et d'impétueux torrents de montagne. Les Prairies, le Canada central et les provinces maritimes sont moins spectaculaires, mais ont également des paysages attrayants. Les provinces maritimes, en particulier, offrent des espaces naturels d'une beauté saisissante. Les Canadiens eux-mêmes ont aussi un rapport particulier avec l'environnement naturel de leur pays, qui fait partie de leur identité. Ils l'ont souvent manifesté à travers l'expression artistique, comme la fameuse école de peinture du Groupe des Sept, qui a tiré son inspiration essentielle de la nature canadienne.

Le deuxième secteur important du tourisme concerne l'espace culturel du Canada. Le concept de tourisme culturel est même devenu aujourd'hui un mot-clé de la planification. La Commission Canadienne du Tourisme [1] a défini le tourisme culturel comme un important segment du tourisme dont la mission est de préserver le patrimoine historique et paysagier du Canada: "Le tourisme culturel est une forme de tourisme dont la mission consiste entre autres à attirer l'attention du public sur les attractions touristiques et les monuments. Il exerce, conformément aux objectifs généraux qui ont été fixés, un effet positif sur ces derniers, en contribuant à leur préservation et à leur protection. Cette forme de tourisme justifie les dépenses publiques opérées à cet effet, eu égard aux bénéfices socio-culturels et au profit économique que la société peut en retirer." (Charte ICOMOS sur le tourisme culturel).

Les aspects socio-culturels du tourisme culturel au Canada sont très divers et spécifiques. On peut déceler cependant quelques éléments récurrents: l'importance historique d'un site, soulignée en général sur des panneaux explicatifs, des indications sur les idiomes et dialectes parlés par la population, les traditions et folklores locaux, le monde du travail et les techniques de production, l'art et la musique, les particularités vestimentaires, les éléments architecturaux, les systèmes éducatifs traditionnels, la religion et les formes d'expression qui s'y rattachent, les loisirs, l'artisanat d'art, la gastronomie et les spécialités culinaires locales, les fêtes et spectacles. Tout cela souligne bien la diversité de l'offre et l'importance que revêt le tourisme culturel comme facteur économique dynamique. Mais c'est plus encore que cela. Le tourisme culturel [2] sert en même temps à découvrir et à évaluer ce qui est unique et intéressant à voir, et le précieux patrimoine culturel que nos ancêtres ont légué à la génération actuelle. Il est de notre devoir de protéger ces valeurs et de les préserver pour les générations futures. Les caractéristiques régionales du tourisme culturel seront éclairées en suivant à l'aide de quelques exemples, mais des aspects du tourisme de plein air seront également mis en relief.

L'offre touristique est particulièrement variée en Colombie-Britannique, qui est sans conteste une région d'une beauté à vous couper le souffle. Le long de la côte du Pacifique, la montagne tombe à pic dans les eaux d'un bleu profond, les forêts primaires abritent encore aujourd'hui des arbres géants et des eaux sauvages, la richesse de la faune, avec ses oiseaux rares, ses ours, ses baleines, ses saumons, etc. est quasi proverbiale. Cette province abrite aussi de nombreuses petites villes où le temps semble s'être arrêté. La population autochtone, dont la diversité culturelle est impressionnante, est d'une importance toute particulière. Les plus anciennes cultures indiennes, situées sur l'île de Vancouver et le long de la côte ouest, ont développé très tôt un mode de vie non agraire, ce qui compte parmi les plus étonnantes performances de ce genre de toute l'Amérique du Nord. Les Indiens de la côte ouest étaient des maîtres dans l'art de la transformation du bois et l'art décoratif, ce qui se reflète dans leurs maisons longues, leurs mâts totémiques ou leurs bateaux équipés pour prendre l'océan.

Eu égard à cette diversité, il n'est pas étonnant que le tourisme joue depuis longtemps un rôle important en Colombie-Britannique, rôle qui va encore augmenter à l'avenir, en raison des nouveaux habitats qui s'y développent et d'excellentes stratégies de marketing. En 1998, les recettes du tourisme ont été de 8,7 milliards de dollars, le nombre de touristes s'est élevé à 21,3 millions et celui des personnes travaillant dans le secteur du tourisme à près de 113.000. Le gouvernement provincial de Colombie-Britannique a créé sa propre organisation, Tourism British Columbia, jouissant du statut de "crown corporation" (entreprise publique qui s'autogère économiquement), ce qui permet à toutes les entreprises et agences touristiques de pouvoir faire officiellement de la publicité pour la valeur touristique unique de cette province. Il convient de mentionner naturellement aussi les possibilités de sports d'hiver en Colombie-Britannique [3], qui jouissent également d'une excellente réputation au plan mondial. Les sports d'hiver jouent un rôle de plus en plus important comme facteur économique. Whistler et Blackcomb font partie des domaines de ski et monoski les plus connus du Canada. Plus de deux milliards de dollars ont été investis en Colombie-Britannique pour le développement de stations de sports d'hiver.

La gamme de l'offre touristique [4] de Colombie-Britannique est pratiquement illimitée. Il est tout à fait impossible d'énumérer ici tous les attraits de cette province - comme d'ailleurs des autres provinces. Mais ce sont surtout les contrastes qui marquent la Colombie-Britannique. Le visiteur peut découvrir cette province en faisant du camping, il peut pratiquer des sports d'hiver dans les Montagnes Rocheuses, jouir des pistes de ski et de monoski uniques du Whistler, découvrir à la voile les îles du Pacifique, entreprendre des circuits à travers les vignes de la vallée de l'Okanagan, ou bien encore visiter la capitale si anglaise de la province, Victoria, sur l'île de Vancouver, pour n'esquisser qu'un petit aperçu des possibilités offertes.

La province de l'Alberta ne présente pas moins de diversité. Son unicité repose en partie sur l'histoire de ses espaces naturels. Dans des temps très reculés, les Prairies ont été la patrie des dinosaures. Bien plus tard sont venus les bisons, les coyotes, les crotales, les crapauds à cornes, les antilopes pronghorn, etc. Mais les Prairies sont aussi la terre natale de la population autochtone, des cow-boys et de la fameuse troupe de police montée North West Mounted Police. Le sud de l'Alberta offre une atmosphère de western typique: il déroule aux yeux du visiteur l'un des paysages de Prairie les plus variés d'Amérique du Nord, avec sa végétation d'herbe courte, ses nombreuses traces datant d'époques glaciaires et périglaciaires, les badlands, les grands systèmes fluviaux et lacs, les contreforts des Montagnes Rocheuses, les foothills, et naturellement, les premières chaînes de haute montagne des Cordillères. C'est dans cette région que les Indiens des Prairies [5] ont pu très tôt développer leur culture. Beaucoup de ces aspects se trouvent rassemblés à Fort MacLeod, dans le sud de la province, ville fondée en 1874 et premier avant-poste de la Royal Canadian Mounted Police du "Far West" canadien. Les "uniformes rouges", comme on appelle aussi cette police royale montée, ont aujourd'hui caractère de symbole dans la conscience historique des Canadiens. Tous les ans, en juillet et en août, d'innombrables visiteurs affluent vers Fort MacLeod pour assister au Mounted Patrol Musical Ride [6]. Huit "uniformes rouges" revêtus de l'uniforme de 1874 passent à cheval en formation au rythme de la musique, un spectacle impressionnant.

On fait revivre la culture des Indiens des Prairies à Head-Smashed-In Buffalo Jumb [7], l'un des éperons rocheux de chasse au bison les plus majestueux et les mieux conservés de toute l'Amérique du Nord, situé juste entre les Prairies et les contreforts des Montagnes Rocheuses, là où se trouvaient autrefois les meilleurs herbages des bisons. Cet éperon a été porté au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1981. Pendant plus de 5500 ans, les Indiens des Prairies l'ont utilisé pour la chasse au bison, dont ils vivaient: la viande des bisons leur servait de nourriture, ils tannaient les peaux pour en faire du cuir et confectionner des vêtements, ils fabriquaient des outils à partir des tendons, des os et des cornes, enfin, ils utilisaient la bouse de bison comme combustible. Leur méthode, consistant à abattre d'un seul coup des troupeaux de bisons entiers, était des plus simples. Paniqués par le bruit et le feu provoqués par les Indiens, les troupeaux se jetaient dans le vide du haut de la falaise de dix à dix-huit mètres, et les Indiens n'avaient plus qu'à les dépecer ensuite au pied du rocher. Il est attesté que cette pratique est restée en usage jusqu'au milieu du XIXe siècle. Aujourd'hui encore, on peut voir les carcasses d'animaux, entassées parfois sur plusieurs mètres de hauteur, et visiter l'endroit où les Indiens découpaient la viande de bison, la faisaient cuire et la conservaient.

Les visiteurs peuvent s'informer sur la faune qui peuplait les Prairies bien avant les bisons au musée mondialement connu Royal Tyrrell Museum of Paleontology [8], qui héberge la plus grande collection de dinosaures du monde entier. On a en outre aménagé une piste qui retrace les conditions de vie de ces animaux préhistoriques. Cette piste part de Drumheller, conduit les visiteurs à travers de très beaux paysages jusque dans la vallée encaissée de la Rivière Red Deer, que l'on traverse en bac - l'un des derniers bacs de l'Alberta qui fonctionne par câbles d'acier.

Au Saskatchewan, le tourisme est aujourd'hui le secteur économique qui connaît la plus forte croissance: il rapporte plus de 1,1 milliards de dollars par an. Chaque région de cette province présente des particularités. Le sud-ouest [9] offre les paysages mouvementés du royaume des cow-boys. On peut y partir sur les traces des hors-la-loi et des patrouilles de police montée. Cypress Hills est l'un des lieux de prédilection des touristes. Cette chaîne montagneuse très escarpée abrite des variétés rares de fleurs sauvages et plus de 200 espèces d'oiseaux. Elle est traversée par la piste Red Coat Trail, dont le tracé reproduit à peu près la route empruntée en 1874, lors de la fameuse "marche vers l'ouest", par l'unité de police montée North West Mounted Police, dont le but était de faire régner la justice et la loi à la frontière pionnière.

La région du sud-est [10], qui s'étend entre la vallée Qu'appelle et les montagnes Moose, offre aussi une grande diversité de paysages. Tous les ans, s'y déroule en été, à l'occasion du Treaty Four Gathering de Fort Qu'appelle, l'une des plus grandes fêtes des Indiens (Powwow), qui attire d'innombrables touristes. En hiver, la forêt Porcupine est l'un des domaines les plus connus de scooter des neiges de toute la province. Mais la région est aussi importante pour ses riches ressources en énergie primaire, en particulier ses gisements de pétrole et de charbon.

La région du centre-ouest [11] de la province permet également de remonter le cours du temps, pour se retrouver à l'époque des campements d'Indiens (tipi rings), des guérisseurs (medicine wheels) et des grandes routes commerciales de la fourrure. C'est là aussi que Louis Riel a mené les métis au combat contre les troupes du gouvernement, en 1885. Au coeur de la région se trouve Saskatoon, qui est aujourd'hui la plus grande ville de la province. Dans la région du centre-est [12] sont situés quelques-uns des lacs les plus étonnants du Saskatchewan, par exemple le Lac du Petit Manitou, dont la salinité très prononcée rend toute submersion impossible, ou bien le Lac de la Dernière Montagne, qui abrite la plus grande réserve naturelle d'oiseaux de toute l'Amérique du Nord.

Le nord de la province [13] marque la transition avec la forêt boréale. Il n'est donc pas étonnant que le musée du Prince Albert, par exemple, soit essentiellement consacré à l'avancée des hommes dans les forêts. On comprend également l'importance historique du lieu pour le maintien du droit et de l'ordre. L'extrême nord de la province du Saskatchewan n'est accessible qu'en avion. L'Athabaska Sand Dunes Provincial Park représente une attraction touristique toute particulière: ce parc est en effet la région de dunes la plus nordique du monde entier. De plus, il abrite dix espèces végétales rares, qu'on ne trouve nulle part ailleurs.

La capitale de la province du Saskatchewan est Regina [14], qui était à l'origine, en 1882, un campement au nom singulier de "tas d'os" (Pile O'Bones). Aujourd'hui, on trouve à Regina l'une des plus importantes galeries d'art du pays, la Mackenzie Art Gallery, ainsi que la seule Académie de formation de la police montée du Canada. Enfin, la ville s'enorgueillit d'avoir l'équipe de rugby la plus populaire de tout le Canada, les Saskatchewan Roughriders.

Le Manitoba offre lui aussi d'infinis espaces. Sa capitale, Winnipeg, doit son origine à l'aménagement d'un comptoir de commerce de la fourrure, dès 1734. La ville se dit la plus ensoleillée du Canada, avec 2300 heures de soleil par an. Mais le Manitoba est aussi la province des 100.000 lacs. Les visiteurs ne peuvent en découvrir que quelques-uns, situés dans le domaine appelé Interlake Area [15], qui s'étend entre le Lac Winnipeg, à l'est, et le Lac Manitoba, à l'ouest. Cette aire est entre autres connue pour ses belles plages et ses possibilités de tours en bateau, mais aussi pour la richesse de sa faune d'oiseaux aquatiques.

Les amateurs d'aventures doivent absolument se rendre à Churchill, qui est sans conteste la capitale mondiale de l'ours polaire. Les visiteurs peuvent s'approcher des ours blancs de façon confortable et sûre dans des véhicules spéciaux, les tundra buggies [16], dont les grandes fenêtres assurent une visibilité optimale. Mais Churchill n'a pas que des ours polaires: on peut y observer d'autres spécimens de la faune arctique, comme quelques espèces rares de faucons, des harfangs et perdrix des neiges, des renards bleus, des lemmings à collier, etc. Le sublime et fascinant spectacle de l'aurore boréale reste cependant le moment fort d'une visite: ce ballet de faisceaux de lumière bleus, verts et blancs, dans le ciel nocturne de l'Arctique, laisse un souvenir inoubliable [17]. Une légende dit que ces faisceaux se dirigent en dansant vers la terre quand on les appelle en sifflant.

L'Ontario dispose d'une large gamme touristique. Par exemple, on y organise tous les ans le plus grand festival antillais en dehors des Antilles, à Kitchener-Waterloo se déroule la plus grande Oktoberfest (fête de la bière) du monde après celle de Munich, et un concours de feux d'artifice a lieu chaque été. Au coeur de Toronto, la capitale de la province, se trouve une autre attraction touristique: le château romantique de Casa Loma [18], qui a été construit entre 1911 et 1914 par un certain Sir Henry Pellatt. Ce château et ses nombreux passages secrets, particulièrement appréciés des jeunes visiteurs, est entouré d'un parc d'environ 2 hectares.

Une attraction touristique d'un tout autre genre est le vieux Fort York [19] de Toronto, la plus grande enceinte de défense close rappelant la guerre canado-américaine de 1812. Mais il existe encore bien d'autres forts, comme Old Fort Henry [20], à Kingston, construit en 1812 et remanié dans sa forme actuelle entre 1832 et 1836, qui sert aujourd'hui d'écomusée retraçant la vie militaire et civile du XIXe siècle. Une seule fois, des soldats ont tiré depuis ce fort sur un bateau américain.

L'une des curiosités modernes incontestées de Toronto est la Tour Canadienne Nationale, la plus haute tour du monde, avec 553,33 mètres, comme l'atteste le livre Guinness des records: elle y bat même d'autres records du monde, puisqu'elle est aussi reconnue comme "la plus haute cage d'escalier métallique du monde" et "la plus haute cave à vins du monde". En 1995, la Tour CN [21] a été classée parmi les sept merveilles du monde moderne. Juste à côté se trouve une autre attraction touristique, le SkyDome [22], le premier et jusqu'ici le seul stade dont le toit en coupole s'ouvre entièrement. C'est là que s'entraîne l'équipe de baseball, les Toronto Blue Jays, ainsi que celle de rugby, les Toronto Argonauts. Mais bien d'autres manifestations sportives, des concerts, etc. s'y déroulent également.

Les passionnés de nature ne manqueront pas de visiter le Lake on the Mountain Provincial Park, près de Kingston. Ce lac fait partie des merveilles de la nature de l'Ontario [23]: ses eaux sont des plus limpides, grâce à une arrivée d'eau continue qui lui permet de se renouveler sans cesse, sans qu'aucune source ne puisse vraiment y être décelée. Cela s'explique sans doute par le fait que le lac fait partie de l'hydrographie karstique du calcaire dévonien qui marque la région. Le lac s'est manifestement formé dans une doline et est alimenté par infiltration d'eau. Mais il existe encore d'autres théories: éruption volcanique, chute de météorite, gigantesques tourbillons d'eau périglaciaires, etc. Les premiers habitants de la région croyaient que le lac était d'une infinie profondeur et c'est d'eux que vient la conviction qu'il existe un accès souterrain à un réservoir d'eau éloigné alimentant le lac.

A quelques heures seulement au nord de Toronto, se trouve le Parc Algonquin [24] le plus ancien et le plus connu des parcs de l'Ontario et aussi l'un des plus grands de tout le Canada. Créé en 1893, il compte parmi les plus importants domaines de recherche biologique du pays.

Temagami Adventure [25] propose une toute autre forme de loisir juste au-dessus de la Baie du Nord: découvrir en hiver, en traîneau à chiens, les forêts sauvages du nord de l'Ontario. L'expédition conduit les visiteurs au coeur des forêts, sur près de 30 km, et se termine dans un campement au milieu de la nature, où les randonneurs peuvent se reposer un peu de leur fatigue. Les traîneaux spéciaux (Temagami Adventure sleds) sont tirés par des Husky de pure race sibérienne ou par une race de chien rare, les Eskimos du Canada, qui se distinguent par une force et une endurance exceptionnelles: ce sont eux qui ont permis à beaucoup d'Indiens de survivre et aux premiers explorateurs du grand nord canadien de partir en expédition.

Enfin, il convient de mentionner aussi Ottawa [26], la capitale fédérale du Canada, qui déborde d'attractions culturelles et autres. Cette ville est aussi celle des superlatifs, pour lesquels elle ne manque pas de faire de la publicité: elle possède ainsi la plus grande patinoire naturelle du monde, la plus grande collection de musée de mâts totémiques, bien sûr, les bâtiments du Parlement, inspirés du modèle de la métropole coloniale anglaise, la Galerie d'art nationale (centre national des arts), etc.

Bien des sites touristiques de la province du Québec rappellent l'histoire des quatre derniers siècles et demi, depuis que Jacques Cartier y a foulé pour la première fois le sol canadien en 1535. Le Québec est particulièrement fier de son patrimoine culturel français. Pour beaucoup de visiteurs, cette province allie le charme du Vieux Monde au dynamisme du Nouveau Monde. La capitale provinciale, la ville de Québec [27], est unique en son genre: c'est la seule ville d'Amérique du Nord au nord du Mexique qui possède des remparts. Cette unicité a incité l'UNESCO en 1985 à porter les vieux quartiers de la ville sur la liste du patrimoine mondial et à les déclarer monuments historiques classés. C'est la seule ville d'Amérique du Nord qui ait jamais reçu cette distinction.

Parmi les attractions touristiques de la ville de Québec [28], il faut citer la Place Royale, l'une des plus anciennes places urbaines d'Amérique du Nord, dont les ruelles étroites sont bordées de maisons construites au cours des quatre siècles derniers. La plaine d'Abraham, où se déroula en 1759 la bataille décisive entre les Anglais et les Français, est aujourd'hui l'un des plus grands parcs urbains du monde. Non loin de la ville, le visiteur peut découvrir les chutes de Montmorency, d'où il peut jouir d'un merveilleux panorama sur le Saint-Laurent, sur l'île d'Orléans et la vieille ville de Québec. Les chutes de Montmorency, qui se précipitent d'une hauteur de 83 mètres, surpassent même celles du Niagara d'une fois et demi. Sur l'île d'Orléans, les premiers habitats ont été aménagés dès 1638 par les Français, et comptent ainsi parmi les plus vieilles colonies du continent nord-américain.

La plus grande ville du Québec et l'une des plus importantes du Canada, Montréal, est située au pied du Mont Royal, sur les rives du Saint-Laurent. D'abord mission, cette cité s'est ensuite développée au cours des siècles pour devenir l'un des plus grands ports intérieurs au plan international. Par ailleurs, Montréal est, après Paris, la plus importante métropole francophone du monde. Parmi les nombreuses attractions touristiques de la ville, il faut mentionner le stade olympique, connu sous le nom de "Grand O", qui abrite l'équipe de baseball. L'emblème du stade est une tour inclinée, la plus grande du monde de ce type, dont le sommet est accessible en téléphérique. En face du terrain olympique se trouve le jardin botanique, qui renferme des aires japonaises et chinoises, ainsi qu'une collection d'insectes occupant le deuxième rang mondial. Montréal [29] est aussi connu pour ses musées, qui se rangent parmi les plus anciens et les plus importants du Canada, en particulier le musée des Beaux Arts. Enfin, il convient de citer encore la ville de Hull [30], fondée au confluent des deux fleuves Ottawa et Gatineau, qui n'a guère été plus qu'un camp de bûcherons jusqu'au XIXe siècle. Aujourd'hui, Hull fait partie, avec Ottawa, qui lui fait face, de ce qu'on appelle la Région capitale nationale, qui compte parmi les quatre grandes agglomérations urbaines du pays, avec une population de plus d'un million d'habitants. Le musée canadien de la civilisation est l'une des principales attractions touristiques de la ville.

Beaucoup de visiteurs affirment que les paysages canadiens les plus impressionnants se trouvent dans la province de Terre-Neuve et Labrador. Cette province est composée de deux territoires très différents. Terre-Neuve [31] proprement dite est une île située à mi-chemin entre l'Europe de l'Ouest et le centre du continent nord-américain. C'est là que les Vikings [32] fondèrent il y a près de 1000 ans la première colonie européenne du Nouveau Monde. Il est attesté que dès le XVIe siècle, des pêcheurs de baleines basques ont aménagé sur les côtes du Labrador les premiers habitats de traitement du poisson, créant ainsi les premières "installations industrielles" du Nouveau Monde. C'est là aussi que John Cabot débarqua pour la première fois en 1497, ce qui fut le point de départ de la première fondation d'une colonie anglaise d'outre-mer.

Parmi les attractions touristiques de Terre-Neuve [33], il faut évoquer l'une des plus riches faunes aquatiques du monde: les côtes de Terre-Neuve et du Labrador abritent près de 40 millions d'oiseaux de mer. Dans la réserve écologique de la Baie de Witless vivent par exemple 95 % des macareux atlantiques (atlantic puffins) d'Amérique du Nord. D'autre part, la province possède le plus grand troupeau de rennes du monde, le "troupeau de la Rivière George", qui rassemble selon les estimations près de 600.000. animaux. Les eaux côtières du Labrador et de Terre-Neuve abritent également plus de 5000 rorquals à bosse. La ville de Corner Brook détient un record: c'est là qu'il y tombe le plus de neige de tout le Canada.

St John's, capitale de la province, est considérée comme le plus ancien habitat d'Amérique du Nord. Elle possède aussi la plus vieille route du continent, qui mène du port au centre-ville et est restée jusqu'à aujourd'hui un lieu de rencontre apprécié des marins du monde entier. Le point le plus oriental de l'Amérique du Nord se trouve à Cap Spear [34], où se dresse aussi le plus vieux phare de Terre-Neuve, qui ne sert plus cependant aujourd'hui que de musée, où le visiteur peut explorer le passé et apprendre comment l e gardien du phare et sa famille vivaient autrefois et surveillaient la navigation.

L'une des curiosités de la province est la "Colline du Signal" (Signal Hill), ou plutôt la Tour Cabot (Cabot Tower), qui a été construite en 1897 en souvenir de John Cabot au quadricentenaire de la découverte de Terre-Neuve. En 1901, Marconis a établi au point "S" tout proche la première liaison radio sans fil transatlantique avec l'Angleterre. La Tour Cabot est aujourd'hui le centre du Signal Hill National Historical Park [35], le deuxième parc historique du Canada.

Dans la province voisine, le Nouveau-Brunswick, le tourisme fait aussi partie des secteurs économiques en forte expansion. Cette province est entourée d'eau par trois côtés, son paysage le plus fascinant étant celui de la Baie de Fundy. A part le fait qu'elle offre de très bonnes possibilités d'observation des baleines, cette baie détient aussi le record mondial de hauteur des marées - ce qui lui a valu le qualificatif de merveille océanique du monde. Deux fois par jour, la baie se remplit de près de 100 milliards de tonnes d'eau. Sa forme en entonnoir provoque à marée haute une considérable hauteur d'étale [36] qui peut atteindre 14 mètres à certains endroits. Spectaculaires sont aussi les Hopewell Rocks, de bizarres formations rocheuses de plusieurs étages [37] autour desquelles on peut se promener à marée basse sur le fond de l'océan. De ces rocs imposants, découpés dans la falaise côtière par la force érosive des marées, ne dépassent de l'eau, à marée haute, que de petits îlots.

Saint-John, officiellement la plus vieille ville du Canada (incorporated city), est bâtie sur cette Baie de Fundy. Bien qu'elle ne soit pas le siège du gouvernement provincial (c'est Fredericton), elle est la plus grande ville de la province. Une curiosité du lieu sont les chutes d'eau inversées (reversing falls) de la rivière Saint-John, qui ont aussi un rapport avec le haut niveau de l'étale dans la Baie de Fundy. La marée montante vient gonfler le fleuve et provoque une chute d'eau vers l'amont au niveau d'une barrière rocheuse chevauchant le fleuve. A marée descendante, le phénomène s'inverse, et les chutes d'eau sont orientées vers la mer.

Le Nouveau-Brunswick offre aussi quelques spécialités gastronomiques. Le Sussex Corner, par exemple, est la "crémerie" du Canada. Le boulanger-pâtissier Walter Donnelly y aurait créé, plutôt par le fruit du hasard, le premier cornet à glace du monde. On raconte que Donnelly aurait raté une pâte qu'il préparait. Il se rendit alors avec son "produit", une gaufrette à la fois dure et friable, chez le glacier voisin, et c'est ainsi que serait né le cornet à glace. Pour qui préfère le chocolat à la glace, il y a aussi l'histoire d'Arthur Ganong, "l'inventeur" du chocolat en plaque. Ce pêcheur en avait assez d'avoir toujours ses poches toutes poissées de chocolat à moitié fondu. C'est alors qu'il eut l'idée, en 1910, de comprimer la masse de chocolat et de l'envelopper dans du papier d'aluminium - aujourd'hui un produit courant [38].

Hartland présente une toute autre particularité. C'est là que fut construit en 1889 le premier pont recouvert du monde. Ce pont d'une longueur de 390 mètres enjambe la rivière Saint-John. La province possède encore plus de soixante autres ponts recouverts [39]. Parmi les curiosités du Nouveau-Brunswick, il y a aussi le Magnetic Hill Complex, qui n'en finit pas de surprendre les visiteurs. En raison d'une illusion d'optique, on a l'impression que les voitures dont le moteur est coupé sont tout de même tractées vers le haut de la côte par une force magnétique (ou magique?). Le Magnetic Hill est situé près de Moncton, une ville qui organise chaque année des festivals de jazz et de blues où se produisent des musiciens mondialement connus, ainsi qu'une grande fête du vin, le World Wine Festival.

Pour partir à la découverte de la province de Nouvelle-Écosse (Nova Scotia), le mieux est de circuler en voiture, d'autant plus que cette province possède dix routes touristiques qui facilitent l'orientation et mènent à tous les sites intéressants: nombreux ports de pêche, plages, musées de la marine, vieux bateaux reconstitués, etc. - tout ce qui a marqué depuis toujours la vie de la province. On peut tout simplement partir à l'aventure, à travers une nature champêtre exubérante, des paysages montagneux d'un vert profond, le long de côtes rocheuses. La Piste Cabot (Cabot Trail) située sur l'île de Cap Breton, qui n'est séparée du continent que par l'étroite route de Canso, est considérée comme l'une des plus belles routes touristiques d'Amérique du Nord.

La Piste Cabot fait tout le tour de l'île de Cap Breton, sur une longueur de près de 300 km. Elle doit son nom à John Cabot, qui y débarqua pour la première fois en 1497. Le paysage offre de magnifiques panoramas et d'intéressants sites historiques. Pour tout voir, il faut y rester deux jours. Une attraction touristique particulière est le Site historique national Alexander Graham Bell, qui évoque les débuts de la télécommunication. Un autre site intéressant est le Scarecrow Theatre [40], une collection de plus de cinquante épouvantails placés dans un champ bordant la route. L'idée de cette collection d'épouvantails revient à Joe Delaney, qui a constituée celle-ci en souvenir d'une vieille tradition des Acadiens (les premiers habitants francophones de la région) qui se déguisaient en épouvantails pendant le temps de la mi-Carême et exécutaient des danses effrénées.

Un moment fort est sans conteste la visite du Parc historique national de la forteresse de Louisburg, dont les fortifications défensives ont été aménagées par les Français après la perte de la Nouvelle-Écosse, lors de la Paix d'Utrecht (1713) - seule l'île de Cap Breton leur étant restée. Cette forteresse construite dans le style de Vauban représente le plus onéreux investissement qui ait jamais été opéré sur le sol nord-américain pour ce genre de construction: plus de 200 millions de dollars, au cours actuel de la monnaie. En 1758, le fort fut pris par les Anglais et entièrement détruit. Il s'agit aujourd'hui du plus grand ouvrage de reconstruction d'Amérique du Nord [41], qui permet de se replonger dans la vie du XVIIIe siècle et de goûter les spécialités gastronomiques [42] de cette époque.

Il est aussi intéressant de visiter les nombreux petits ports de pêche construits durant la phase de colonisation française, avec leurs façades en bardeaux si caractéristiques et leurs rangées de vieux volets. L'Acadie française, qui correspond en grande partie à l'actuelle province de Nouvelle-Écosse et à ses territoires limitrophes, a été colonisée dès le début du XVIIe siècle. En 1750, on dénombrait près de 10.000 colons français, qui pratiquaient une agriculture de haut rendement sur les noues fertiles bordant la Baie de Fundy, protégées par les digues. Après la Paix d'Utrecht (1713), le territoire revint cependant aux Anglais. La population française y vit très vite un problème et refusa de prêter serment de fidélité à la Couronne britannique. Beaucoup d'Acadiens quittèrent le pays pour s'installer dans d'autres régions du continent, par ex. en Louisiane, dans la vallée inférieure du Mississipi. Même si nombre d'entre eux réintégrèrent plus tard leur ancienne patrie, on parle souvent de la grande expulsion [43], qui a fait fréquemment l'objet d'ouvrages historiques ou d'oeuvres artistiques, comme le roman Evangeline, de Henry Wadsworth, dont l'action se déroule au Site historique national du Grand Pré [44], à l'extrémité nord de la Baie de Fundy. Les Acadiens préservent leurs traditions en organisant tous les ans de nombreuses festivités.

Non loin de la plus ancienne colonie allemande sur le sol canadien (Lunenburg), sur la côte est de la Nouvelle-Écosse, se trouve Peggy's Cove [45], un petit port de pêche qui ne compte plus aujourd'hui que 100 habitants mais est l'un des motifs les plus photographiés du Canada. Il a été construit au milieu d'un bizarre paysage granitique composé d'innombrables blocs erratiques qui résultent de la dernière glaciation, il y a près de 10.000 ans. Sur l'un des ces blocs a été érigé le fameux phare, le seul d'Amérique du Nord qui serve en même temps de bureau de poste. Pendant les mois d'été, on compte jusqu'à 500.000 visiteurs à Peggy's Cove.

Depuis la construction du Pont de la Confédération, le tourisme a aussi gagné en importance dans la province de l'île du Prince Edouard. En 1997, un an après l'ouverture du pont, on a enregistré une augmentation de 40 % du nombre de visiteurs, et la barre du million a été dépassée. Pourtant, à l'exception de Charlottetown et de Cavendish, les deux principaux centres touristiques, les habitants de l'île regardent encore souvent les visiteurs d'un œil un peu étonné.

Les premiers habitants de l'île étaient les Indiens Micmac, qui vivaient encore de chasse et de pêche lorsque les premiers Européens ont débarqué sur le continent. Jacques Cartier foula le sol canadien pour la première fois en 1534, mais il faudra attendre 1719 pour que les Français (Acadiens) fondent les premières colonies, qui ne furent pas de longue durée, puisque les Anglais expulsèrent les colons dès 1758.

Au nord-est de l'île, se trouvent quelques petites localités qui ont toujours vécu avant tout de la pêche, comme le montre bien le Basin Head Fisheries Museum [46]. Ce musée situé sur une idyllique plage au sable le plus pur de toute l'île du Prince Edouard, informe également les visiteurs sur l'histoire et la culture ancienne de l'île. Le lieu a encore une particularité: les "sables chantants": quand on marche sur le sable, on entend sous ses pieds une sorte de musique dont personne n'a encore trouvé l'explication jusqu'à ce jour. Cavendish est située sur la côte nord de l'île du Prince Edouard, à quelques kilomètres seulement de la capitale provinciale Charlottetown. La ville est incontestablement l'une des principales attractions touristiques de l'île, en particulier en raison de plages de sable blanc toutes proches et du Parc national de l'île du Prince Edouard [47], qui offre divers paysages bien spécifiques: dunes de sable blanc, plages magnifiques, falaises rouges, prés salés et lagunes d'eau saumâtre ou d'eau douce. L'écosystème des dunes de sable, en particulier, est le plus remarquable de toute la façade atlantique du Canada.

Encore plus connue est la Anne of Green Gables House [48] située à proximité. Grâce au roman Anne of Green Gables, de Lucy Maud Montgomery, cette maison est devenue l'une des principales curiosités de l'île. Elle se trouve un peu à l'ouest de Cavendish et sert de cadre au roman - ce n'est cependant pas le lieu authentique où Anne a réellement vécu. David et Margaret Macneill, des cousins du grand-père de Montgomery, en ont été les propriétaires. Juste à côté, à Park Corner, se trouve une maison qui a appartenu à l'oncle de Lucy Maud Montgomery et dans laquelle celle-ci a souvent séjourné. Cette maison (Silver Bush Home) a été réaménagée en musée Anne of Green Gables, dans un style qui rend très bien l'atmosphère du roman. Des milliers de touristes viennent tous les ans visiter ce site rendu célèbre dans le monde entier par ce roman. Anne of Green Gables [49] a été traduit dans beaucoup de langues et s'est vendu à plus de neuf millions d'exemplaires dans le monde entier, le plus fort tirage jamais atteint à la fois par un ouvrage et un auteur canadiens.

Une autre attraction touristique célèbre de l'île est la Province House de Charlottetown, qui abrite la Salle de la Confédération, une pièce aujourd'hui restaurée qui est considérée comme le lieu de naissance de la nation canadienne [50]. C'est là que les fondateurs du Canada se réunirent en 1864: 26 représentants des provinces de Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick, de l'île du Prince Edouard et de la Province Unie du Canada (= le Québec ou Canada oriental et l'Ontario ou Canada occidental), et posèrent les fondements de la Confédération du Canada, l'État fédéral canadien. Ce lieu se prête bien sûr à merveille pour retracer l'histoire du pays, avec ses bâtiments d'époque et ses gardes en costume traditionnel. Des représentations de scènes historiques jouées par les Confederation Players transportent le visiteur dans des temps passés.

Cet aperçu montre bien à quel point les centres touristiques culturels et de plein air du Canada se recoupent souvent. La sélection offerte dans cette unité ne permet que d'esquisser très brièvement toute la gamme qui caractérise la diversité de ce pays. Tout visiteur se rend rapidement compte que les paysages, les sites historiques, les traditions, etc. sont perçus par les Canadiens comme un patrimoine qui forme le fondement de leur culture propre. Il importe peu qu'il s'agisse d'un dinosaure ou d'un ours, d'Indiens, d'Asiatiques ou d'Européens, d'un tipi ou de la Tour CN: tous ces éléments se fondent pour former une culture qui fait partie intégrante de l'identité nationale des Canadiens. Le tourisme revêt par conséquent une importance toute particulière dans ce pays. Il est assez marqué par la façon dont les hommes appréhendent la nature et s'identifient à la fois avec leur milieu naturel et leur passé culturel.

Questions et devoirs: Quiz interactif




[1] http://www.canadatourism.com/en/ctc/ctc_index.cfm
[2] http://www.canadatourism.com/fr/ctc/aboutctc/vision_mission.cfm
[3] http://hellobc.com/ski/ski_index.asp
[4] http://www.bc.worldweb.com/
[5] http://www.visitor.calgary.ab.ca/travel/south.html
[6] http://www.nwmpmuseum.com/
[7] http://www.head-smashed-in.com/
[8] http://www.tyrrellmuseum.com/
[9] http://www.2escape.com/regions/swregion.htm
[10] http://www.2escape.com/regions/seregion.htm
[11] http://www.2escape.com/regions/wcregion.htm
[12] http://www.2escape.com/regions/ecregion.htm
[13] http://www.2escape.com/regions/northregion.htm
[14] http://www.sasktourism.com/regions/city%5Fregina.htm
[15] http://www.interlaketourism.com/
[16] http://travelwild.com/PolarBuggy.asp
[17] http://www.geo.mtu.edu/weather/aurora/images/aurora/jan.curtis/index.html
[18] http://www.casaloma.org/
[19] http://www.city.toronto.on.ca/culture/fort_york.htm
[20] http://www.parks.on.ca/fort/index.htm
[21] http://www.cntower.ca
[22] http://www.skydome.com/aboutskydome/history/
[23] http://www.pec.on.ca/other/lotm.html
[24] http://www.algonquinpark.on.ca/
[25] http://www.fishinontario.com/ridgewood/mush.html
[26] http://www.capcan.ca/index_f.html
[27] http://www.tourisme.gouv.qc.ca/francais/tourisme/villes/quebecv.html
[28] http://vision.gel.ulaval.ca/en/About/Quebec/quebec_fr.html
[29] http://www.tourisme.gouv.qc.ca/francais/tourisme/villes/montrealv.html
[30] http://www.4data.ca/ottawa/largerMaps/01toOtherCities.jpg
[31] http://www.nfld.com/nfld/tourism/lure.shtml
[32] http://www.gov.nf.ca/tourism/iconmenu/viking/default.htm
[33] http://www.gov.nf.ca/tourism/mainmenu/wheretogo/default.htm
[34] http://www.wordplay.com/tourism/historic/capespear.html
[35] http://www.wordplay.com/tourism/historic/signalhill.html
[36] http://www.tourismenbcanada.com/web/francais/fundy/default.htm
[37] http://www.peisland.com/islandscapes/hopewell.html
[38] http://new-brunswick.net/new-brunswick/facts.html
[39] http://new-brunswick.net/new-brunswick/image1/hart1.jpg
[40] http://collections.ic.gc.ca/micareme/joe.htm
[41] http://parkscanada.pch.gc.ca/parks/nova_scotia/fortress_louisbourg/Fortress_louisbourg_f.htm
[42] http://fortress.uccb.ns.ca/parks/parks_f.html
[43] http://www.canadianheritage.org/reproductions/10144.htm
[44] http://www.destination-ns.com/common/property.asp?DirectoryID=236
[45] http://www.peggys-cove.com/
[46] http://www.mar.dfo-mpo.gc.ca/science/OceansAct/fren/basin_head-f.html
[47] http://parkscanada.pch.gc.ca/pn-np/pe/pei-ipe/activ/activ2_f.asp
[48] http://www1.ocdsb.edu.on.ca/karsweb/CanQuiz/ewpei.htm#Landmarks
[49] http://www.peisland.com/abegweit/ggtour.htm
[50] http://www.gov.pe.ca/visitorsguide/explore/birthplace.php3


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